France-Iles Feroé 5-0  posté le jeudi 12 octobre 2006 01:47


La seule interrogation du match était de savoir la marge avec laquelle les Bleus gagneraient. C’est avec 5 buts d’écart que les Français ont un peu oublié leur déception écossaise. Profitant de la défaite des Britanniques en Ukraine, les hommes de Domenech retrouvent la première place du groupe.

Photo F.F.F.

Quatre jours après la douche écossaise, les Bleus se sont rassurés et assurés l’essentiel en battant une toujours aussi limitée formation des Îles Feröé. Au premier tiers des éliminatoires, la France est en tête mais pourra encore regretter le match de Glasgow puisque ni l’Ecosse ni l’Ukraine ni l’Italie sont distancés.

Toujours est-il que les Français n’ont pas tremblé ce soir pour remporter les trois points tout en faisant valoir son potentiel offensif malgré près d’une heure sans marquer.

Avant-match :

Malgré la défaite à Glasgow, Domenech a maintenu son 4-4-2 pour affronter les Feröé. Choix plutot logique tant la possession de balle serait française, ce qui nécessite une vive présence devant le but scandinave : deux attaquants de pointe n’étaient donc pas de trop.

Et ces deux attaquants furent Henry et Louis Saha, remplaçant en Ecosse car légèrement blessé, qui profite aussi de la baisse de moral de Trezeguet.

A leurs côtés, on retrouve les désormais incontournables Florent Malouda et Franck Ribery. A la récupération, c’est Toulalan qui épaule Vieira laissant donc Makelele sur le banc. Ce dernier avait d’ailleurs laissé entendre lors d’une interview la semaine dernière qu’il y aurait un arrangement avec le sélectionneur pour qu’il puisse souffler lors des matchs plus "abordables" pour les Bleus. "ce serait l’occasion de lancer des jeunes comme Toulalan" avait d’ailleurs suggéré le milieu de Chelsea. Domenech avait visiblement le même avis, ce qui ne déplaira pas à José Mourinho qui avait vu d’un mauvais oeil de voir son joueur toujours convoqué malgré son souhait de prendre sa retraite internationale.

Si Mourinho sera content, Wenger le sera moins puisque Gallas fut titularisé alors qu’Arsenal le déclarait inapte pour les deux rencontres internationales. Qu’importe pour Domenech, la forme du Gunner lui a d’ailleurs donné raison. A gauche, Abidal touché en Ecosse cède sa place à Julien Escudé.

Autre lyonnais touché à Glasgow : Grégory Coupet, remplacé par Landreau.

C’est donc une équipe plutot inédite qui fut aligné lors de ce 4-4-2. Avec un gardien qui fêtait sa 4e sélection en 5 ans de présence dans le groupe des Bleus ; trois joueurs qui faisaient leurs débuts internationaux (Toulalan, Escudé puis Clerc, rentré en fin de match) ; et Saha qui était le 5e joueur titulaire ce soir qui ne l’était pas quatre jours auparavant.

Le match

Sochaux fut en fête pour accueillir pour la première fois son équipe nationale, devenant ainsi la 22e ville de province à avoir vu le maillot bleu sur ses terres.

Il s’agissait de la troisième rencontre entre la France et la formation féringienne, la première avait eu lieu en septembre 2004 et une difficile victoire 2-0 chez eux (premier succès de l’ère Domenech), la seconde un an plus tard et une victoire 3-0 à Lens (dont un doublé de Cissé).

Saha, d’entrée

Henry l’avait dit en conférence de presse : "il faudra marquer vite". Son conseil fut suivi à la lettre au bout de 38 secondes, Saha trouve déjà la faille suite à une remise parfaite d’Henry qui réceptionnait lui-même le premier caviar de Sagnol. Le match fut donc plié après ces 38 petites secondes puisque les Feröé n’ont pas fait tremblé les filets depuis une éternité : pas un but inscrit en quatre matchs. En fait, leur dernier but remonte à un an et un déplacement en Israël conclu par une enième défaite (1-2).

Le break était donc déjà écrit et suivra à la 22e minute, encore amorçé par un centre de Sagnol que Saha laisse filer pour Henry, démarqué, qui trompe Mikkelsen de près. Entre temps, Malouda (5e), encore Saha (14e) auront sérieusement alerté l’arrière garde féringienne. Une nette domination Bleue, encore plus que la première mi-temps en Ecosse puisque les Scandinaves, conscients de leurs limites, défendent à 11 dans leur moitié de terrain, offrant une soirée paisible à la défense centrale et permettant à Escudé et Sagnol de participer pleinement au jeu offensif, et à Vieira et Toulalan de jouer un rôle de meneurs de jeu.

A 2-0, la messe est définitivement dite, les Tricolores étant à l’abri d’une peu probable mauvaise blague. Et jusqu’à la 76e minute, plus rien... Ou plutot un scénario qui n’est pas sans rappeler le précédent France-Feröé, treize mois plus tôt qui avait vu les Bleus mener 2-0 rapidement et être incapables d’aggraver la marque pendant une heure.

Trezeguet illustre l’écart

En réalité, les Français ont logiquement baissé d’intensité sans pour autant dérouler sans chercher à marquer puisqu’au final, ils auront tiré une vingtaine de fois aux buts. Mais même à 2-0, les Féringiens continuent de défendre comme s’il y avait 0-0 ainsi ils laissèrent peu d’espaces aux enchaînements malgré la large domination technique des vice-champions du monde. Les centres de Sagnol étaient dégagé en catastrophe, les tentatives de Toulalan contrés comme celles de ses autres coéquipiers, et quand le tir parvenait à passer loin des pieds des joueurs de champ adverses, le cadre n’était pas trouvé. Henry (30e, 44e), Vieira (35e) ne concrétisent pas leurs nettes occasions.

La seconde période est beaucoup moins convaincante, les Bleus semblant se décourager face à la solidarité féringienne. Les rentrées d’Anelka et de Trezeguet redonneront toutefois une nouvelle énergie aux tentatives bleus : Escudé et Toulalan tentent leurs chances mais leurs frappes ne concrétisent pas leurs excellents débuts en Bleu, Malouda se montre plus présent, l’association Ribery-Sagnol épuise les défenseurs. Puis finalement, le compteur se débloquera à la 76e via Anelka reprenant victorieusement une déviation de la tête de Trezeguet sur un corner de Malouda.

Passeur, le joueur de la Juve, en pleine déprime par le fait de jouer en Serie B et suite aux critiques subies après Ecosse-France, se muera en buteur. Par deux fois, tout d’abord à la 78e il conclue un nouveau centre parfait de Sagnol, puis à la 84e il remporte son duel face à Mikkelsen. Qui a dit que les Bleus n’avaient pas besoin de Trezeguet ? Le joueur de Turin complète donc le bon bilan des attaquants français puisqu’ils sont tous marqués : Saha, Henry, Anelka et donc Trezeguet.

Après avoir pris 3 buts en 8 minutes, les féringiens terminent péniblement cette rencontre mais parviendront à ne plus encaisser de buts. Avec trois pioints et cinq buts, les Bleus restent dans le bon wagon pour la qualif’ pour l’Euro 2008.

Formation :

Landreau - Sagnol (Clerc 79e), Gallas, Thuram, Escudé - Vieira (cap), Toulalan - Ribery, Malouda - Henry (Anelka 61e), Saha (Trezeguet 61e)

Réactions :

Raymond Domenech : « Un début de match, c’est crispant. Mais là, quand on marque à la 36e seconde, on sait que l’essentiel est fait, ça permet d’être rassuré. En plus le premier but c’est le résultat d’une action construite avec débordement et centre. Les joueurs ont retenu ce qui s’est passé en Ecosse, on a écarté le jeu, ils ont joué long, ils ont ouvert des espaces à l’intérieur. Dans ce genre de match, c’est ce qu’il fallait faire et ils l’ont bien fait. Chacun son boulot, je suis content que les attaquants marquent, ça prouve que les autres ont bien fait le boulot. »

Prochain rendez-vous en novembre contre la Grèce (amical), en mars en Lituanie pour les éliminatoires.
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Ecosse-France 1-0  posté le dimanche 08 octobre 2006 23:18

Le mot "hold-up" est d’origine anglo-saxonne. On sait désormais que ce terme est né en Ecosse et qu’il a été mis en application à l’Hampden Park de Glasgow. Brillants depuis la Coupe du Monde et ses deux premiers matchs d’éliminatoires, les Bleus ont fait une bien mauvaise opération en ramenant aucun point de son déplacement en Ecosse après un match qu’elle a pourtant maîtrisé.
Il y a des matchs où son scénario et son résultat semblent incompatibles. Cet Ecosse-France en fait partie. Une rencontre curieuse où le piège écossais attendu a finalement ressemblé à un quasi monopole de possession de balle française. On fut bien loin du combat en Irlande un an plus tôt. Mais le résultat fut pourtant l’inverse, c’est la France qui repart, de manière assez inexplicable, avec une défaite.

 

Composition :

On ne savait pas si Domenech partirait en Ecosse en 4-2-3-1 ou en 4-4-2. C’est finalement la seconde option qui fut choisie, un choix plutôt judicieux vu le déroulement du match et l’attitude ultra-défensive de l’adversaire : deux attaquants de pointe n’étaient pas de trop. 

Gallas et Saha légèrement blessés, Domenech a opté pour la prudence en titularisant à leurs places respectives : Boumsong et Trezeguet. Trezeguet qui faisait son grand retour en tant que titulaire depuis le 3e match du Mondial : France-Togo. En revanche, le capitaine Vieira, lui aussi incertain, tenait bel et bien sa place dans la récupération aux côtés de Makélélé.

 Par la force des choses, et la grosse domination tricolore, les Bleus furent constamment en situation offensive : Abidal et Sagnol jouaient quasiment milieux offensifs, permettant à Malouda et à Ribery de chercher des solutions avec des courses vers le centre, et venant soutenir leurs attaquants, trop esseulés face à la forte présence axiale adverse.

Makelele et Vieira n’ont eu à se battre au milieu que lors du début de la seconde mi-temps où les écossais sortirent la tête de l’eau jusqu’au but. La récupération se faisait donc sans adversaires, ou se faisait par la charnière Thuram-Boumsong, guère inquiété par le seul joueur de champ offensif McCulloch.

 

Première mi-temps :

 

Dès la première minute, les écossais partent de l’avant, avec McCulloch qui centre directement sur Coupet. Et puis... plus rien, si ce n’est le néant et le refus de jeu qui sera offert par l’adversaire. Les Bleus qui s’attendaient à des adversaires audacieux, ambitieux, solidaires et combatifs n’ont finalement eu à faire qu’aux deux dernières vertus britanniques sauf si l’on assimile le souhait écossais de tenir le 0-0 face au vice-champion du monde comme une ambition.

Ainsi, durant toute la première période, c’est en 9-0-1 que furent répartis les forces écossaises, en exagérant bien entendu. En réalité, les Bleus eurent en face deux lignes défensives très (mais vraiment très) proches de la surface de Gordon.

Les Bleus s’approchèrent sans mal dans le camp écossais mais peinaient à aller au delà. Les occasions tricolores furent donc lointaines. C’est tout d’abord sur coup franc à vingt mètres qu’Henry trouve le poteau d’un gardien qui semblait battu. D’entrée, la réussite fuit aux français. Avec une possession incroyable face à des britanniques regroupées, le manque d’imagination des tricolores fera défaut à l’image d’un Ribery peinant à faire la différence et perdant beaucoup trop de ballons, ou d’un Trezeguet, trop peu sollicité. C’est donc de loin que la France sera dangereuse, par Henry sur coup franc (poteau à la 9e, tir cadré sans danger 10e) ; Malouda d’une frappe lointaine repoussée difficilement par le portier (32e). Entre temps, deux buts seront logiquement refusés pour hors jeu... Tout d’abord Vieira, marquant de la tête parti une nanoseconde trop tôt suite à coup franc de Ribery ; puis Trezeguet, piégé par la défense, mais qui aura fait le spectacle en marquant un but invalidé d’un bicyclette parfaite.

La plus grosse occasion dans le jeu sera celle de Malouda, qui, suite à un excellent centre de Sagnol, verra sa reprise de volée canon flirtée avec la lucarne gauche du gardien écossais, qui paraissait encore battu.

En infériorité numérique dans l’axe, les deux attaquants de pointe ne seront jamais en position de frappe. Les deux ailiers français, Malouda et Ribery furent donc les clés espérés du match, permettant à Abidal et à Sagnol de jouer très haut et de participer à la passe à dix française, distillant maints centres (surtout Sagnol) sans trouver la faille... Seul Ribery manquera de peu de placer sa tête alors qu’il était en excellente position suite à un centre du latéral droit du Bayern Munich (20e).
 

La défense écossaise tient le coup mais est aussi à l’origine de quelques interventions viriles et incorrectes, même le seul attaquant écossais sera l’auteur d’un attentat sur Boumsong alors que ce dernier avait déjà dégagé le cuir. Les britanniques n’ont eu qu’une seule occasion à se mettre sous la dent : un corner de Hartley trouve la tête de Caldwell mais Coupet l’arrête sans trop de problèmes.

 C’est donc à 0-0 que des Bleus archi-dominateurs (70% de possession !!!) et sagement patients rejoignent les vestiaires. De leur côté, la solidarité et la combativité écossaise des 45premières minutes ont mis à mal les vélléités offensives tricolores. Le tournant du match ?

 

Deuxième mi-temps

 

Comme en première mi-temps, les écossais entament la première minute offensivement. Mais les autres minutes suivront et surprendront des Bleus, certes pas inquiétés, mais moins maîtres de leur sujet. Dans la profondeur, McFadden parviendra à se faufiler entre Thuram et Boumsong sans parvenir à cadrer sa frappe (50e). Plus présents dans les duels, les écossais semblent enfin débuter leur match et les français peinent à rééditer leurs bonnes séquences de la première mi-temps. Le réveil écossais se concrétisera par leur premier (et dernier) moment de pression sur la cage de Coupet : une succession de corners qui finiront par faire mouche : le défenseur Caldwell surgit au second poteau et trompe le gardien de l’Olympique Lyonnais. La pluie choisit ce moment pour redoubler d’intensité, tout comme les chants de l’Hampden Park.

Dans l’euphorie, les écossais sont moins vigilants défensivement et les Bleus seront à deux doigts d’égaliser : Henry, démarqué, manque de conviction en effectuant une tête devant le portier adverse. Au bord de céder, la maison écossaise tient dans le dernier quart d’heure où les centres et les corners français s’enchaînent. Les entrées de Saha et Wiltord apportent un poids offensif supplémentaire mais ne se concrétisent pas au niveau du score.

 Au coup de sifflet final, les Bleus n’ont donc plus que les yeux pour pleurer, faute de savoir comment ils ont pu perdre un match qu’ils ont autant dominé, humiliant presque leur adversaire tant la possession était incontestable. En vain.
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Sélection pour Ecosse-France et France-Feröé  posté le mardi 03 octobre 2006 17:04

Equipe de France pour l’Ecosse et les Feröé
Le sélectionneur Raymond Domenech a communiqué jeudi la liste des joueurs convoqués pour affronter l’Ecosse puis recevoir à Sochaux les Îles Feröé.

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L’armada lyonnaise

Ce n’est pas franchement une surprise de constater qu’aujourd’hui plus d’un tiers de la sélection française est composée de joueurs de l’Olympique Lyonnais. Cette fois, Domenech a convoqué chez ses amis Houiller et Aulas (membres de la ligue anti-Domenech avec Mourinho): Coupet, Clerc, Abidal, Malouda, Toulalan, Diarra, Govou, Wiltord. On ne peut pas vraiment crier au scandale tant ces joueurs font partie des meilleures à leur poste au niveau hexagonal voire mondial pour certains. De plus, ils sont issus du meilleur club français depuis 5ans qui se montre au plus haut niveau européen année après année tout en gardant une ossature de joueurs français. Ainsi, Lyon devient la nouvelle destination à la mode pour les jeunes tricolores en sélection ou en quête de sélection...
Cet été, Toulalan de Nantes et Alou Diarra de Lens sont venus gonfler l’effectif lyonnais. Le dernier a même refusé l’AS Roma pour rejoindre Lyon, tout un symbole. Alors qu’auparavant, les stars françaises se pressaient vers les grosses écuries européennes (Real Madrid, Arsenal, Milan AC, Manchester, Chelsea, Inter, etc...), aujourd’hui l’OL est devenu une référence à tel point que plusieurs titulaires potentiels en Equipe de France se battent aussi pour une place dans l’équipe type de Lyon: Clerc et Reveillère, Toulalan et Diarra, Govou et Wiltord, etc... Qu’importe, le turn-over n’exclut personne vraiment à Lyon pour se sentir handicaper lorsque le sélectionneur choisit ses joueurs. Seul Reveillère est absent parmi tous les lyonnais pouvant prétendre à la sélection.

Les absents

Si les lyonnais sont en nombre, ce n’est plus le cas des Bordelais puisque ni Mavuba ni Faubert n’ont été retenus en raison du manque de performances individuelles mais aussi collectives puisque les Girondins sont à la traîne en ce moment, comme l’a confirmé le récent résultat à Valenciennes (défaite 0-2).

La même justification peut être donnée pour Gaël Givet dont les performances avec Monaco l’ont écarté temporairement de l’équipe de France. En revanche, Domenech croit toujours en Boumsong bien que ce dernier ne fasse ses preuves qu’en seconde division italienne.

Intermittent en Bleu, Mexès n’a pas été convoqué cette fois-ci. Idem pour Giuly et Anelka, davantage bannis (?) qu’intermittents en sélection.

La surprise Escudé

L’incertitude Gallas et l’absence de Givet est compensé par la venue de Julien Escudé, le frère de l’autre. Arrivée au FC Séville l’hiver dernier en provenance de l’Ajax, Escudé a notamment remporté la Coupe de l’UEFA puis la Supercoupe avec son nouveau club en étant un titulaire plus que régulier au sein de la formation espagnole. Déjà convoqué par Domenech, Escudé fait donc partie des joueurs plébiscités par le sélectionneur et des choix plus ou moins surprenants. Mais au vue de ses performances, il n’y a pas de polémique à avoir, sauf peut-être pour un Sylvain Armand dont la récente polyvalence et la bonne forme aurait pu l’amener à Clairefontaine.

Les incertitudes


William Gallas et Louis Saha sont incertains pour la prochaine rencontre en Ecosse. Wenger avait d’ailleurs prévu l’absence de son défenseur central pour les matchs des Bleus, en vain, Domenech espère un rétablissement de son titulaire indispensable qui serait effectivement un atout précieux dans un déplacement piège de l’Ecosse. Quant au joueur mancunien

Et Makelele...

Le milieu de Chelsea devra s’y faire, José Mourinho aussi... le sélectionneur tricolore est déterminé à convoquer le vrai-faux retraité international durant les qualifications... Cependant, un accord moral entre Domenech et Makelele semble exister, celui-ci consisterait à faire participer l’ex joueur du Real aux matchs importants des Bleus et à ne pas le solliciter pour les autres (en amical par exemple ou contre les Feröé).... En revanche, on ne devrait pas voir Makelele au delà des qualifications, le voici dans le texte: , «(après les qualifs) ce sera le moment de passer le relais, d’autant qu’on a de très bons joueurs au milieu. Ce que je veux, c’est que la France se qualifie et que je puisse alors m’arrêter sereinement»

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Le groupe

Gardiens: Coupet (OL), Landreau (PSG)

Défenseurs: Abidal et Clerc (OL), Gallas (Chelsea), Sagnol (Bayern München), Thuram (Barça), Boumsong (Juve), Escudé (Séville)

Milieux: Govou, Malouda, Wiltord, Diarra et Toulalan (OL), Ribery (OM), Makelele (Chelsea), Vieira (Juve)

Attaquants: Saha (MU), Henry (Arsenal), Trezeguet (Juve)
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France-Italie 3-1  posté le jeudi 07 septembre 2006 01:46

 Dans une excellente ambiance au Stade de France, les Bleus ont regoûté à un petit parfum de Coupe du Monde en signant une victoire de prestige, avec une manière rarement atteinte ces derniers temps, face à son vainqueur aux tirs aux buts en finale de Coupe du Monde. Un succès 3-1 qui place idéalement les Tricolores dans leur groupe de qualification pour l'Euro 2008, après deux matchs disputés.

http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_sports/_files/file_202817_89499.jpg

Première mi-temps

France-Italie est le sommet des éliminatoires de l'Euro 2008... du moins, à égalité avec.... Italie-France, le match retour qui se disputera dans un an. Seulement deux mois après une finale de Coupe du Monde qui restera dans les mémoires, aussi bien pour son intensité que son fait de match Zidane/Materazzi, les Bleus retrouvaient la Squadra Azurra avec une envie de revanche, devant son public.

Au délà d'une revanche, c'est un véritable récital que les Français ont réalisé ce mercredi soir, sous les yeux d'un public du Stade de France, rarement aussi enthousiaste et brillant.
Et ce récital fut introduit par un début en fanfare, conclu par un but superbe de la surprise du match Sidney Govou, claquant d'une reprise de volée imparable un ballon venu de Gallas lancé par Makelele. Le ralenti montrera que Gallas était hors jeu sur la passe de Makelele... Qu'importe, la conclusion de Govou demeure magnifique et le but validé. On ne joue que la seconde minute.
Loin du début de match prudent que l'on pouvait s'attendre, les Transalpins répliquèrent rapidement, dès la cinquième minute, Pirlo trouve sur coup franc Zambrotta, le néo-barcelonais expédie sa frappe juste au dessus de la lucarne de Coupet qui paraissait battu.

Mais légèrement dominés, les Français repartent de l'avant, et sur l'une des offensives, Malouda déjà buteur de loin contre la Géorgie, tente sa chance des 25m, sa frappe est repoussée par Buffon, vers Henry, démarqué qui s'infiltre et trompe Buffon. Ce dernier est surtout trompé par le contre de Cannavaro sur le tir d'Henry, qui prend à contre-pied le gardien de la Juve.

2-0 au bout de 18minutes contre l'Italie, une avance qui paraissait plus que confortable mais rapidement gâché deux minutes plus tard, par une enième faute de marquage sur coup de pied arrêté. Sur un coup franc de Pirlo, Gilardino, entouré de 5 français, a pourtant tout le loisir de placer sa tête et de mettre le ballon au fond des filets de Coupet. Un but qui ravive les mauvais souvenirs des défenseurs français sur coup de pied arrêté lors de la Coupe du Monde, et surtout en finale contre cette même Italie, qui avait vu Materazzi marqué sur corner, et Toni frappé la barre sur un autre coup de  pied de coin.

A moitié morts durant deux minutes, voilà que les champions du monde se relancent et font douter leurs adversaires. A l'image de cette action, huit minutes plus tard, parti d'un festival de Grosso sur le côté gauche, centrant vers Semioli qui pousse Coupet à un arrêt exceptionnel sur sa ligne. Par la suite, le doute s'installera sur l'existence d'un penalty ou pas, Semioli paraissant retenu par Abidal lorsque Coupet repousse la tentative de l'italien et remet le ballon en jeu. Ce sera libre d'interprétation, en tout cas, l'arbitre ne bronche pas.

Les Bleus laissent passer l'orage et essuient leurs sueurs froides en repartant de plus belle. Avec un jeu rapide et précis, les Français séduisent et bousculent les Italiens, les repoussant pendant de longues séquences, à défendre la cage de Buffon. A court physiquement, les champions du monde tiennent tactiquement malgré les exploits techniques de Sagnol, de Vieira ou surtout d'un Ribery, exceptionnel.. dans un rôle de milieu offensif axial... ça ne vous rappelle personne?

Après une mi-temps très engagée et d'un jeu très séduisant, la fin de la première rencontre baisse d'intensité fort logiquement, les deux formations paraissant émoussés avec des Italiens probablement peu mécontents de pouvoir se ressourcer qu'avec un but de retard, après avoir été dominé techniquement et tactiquement par les vice-champions du monde.

Seconde mi-temps

Le début de la seconde période est à l'image de la fin de la première, les Bleus monopolisent le ballon et pressent la défense italienne. Puis Govou surgit, une nouvelle fois, et refait basculer la rencontre. En effet, c'est sur un excellent centre de Sagnol que Govou s'impose de la tête devant Cannavaro (58e). 3-1, les Italiens ne s'en releveront pas cette fois. Ils frôleront même l'humiliation en évitant de peu un nouveau but français, les Bleus bénéficiant de beaucoup d'espace en contre, et ne concrétisant pas leurs opportunités. Govou frôlant même le triplé en envoyant le ballon à quelques millimètres du poteau droit de Buffon (68e) après un service d'Henry. Quelques minutes plus tard, c'est Ribery qui n'est pas loin de corser l'addition mais sa frappe rase le montant gauche du portier italien.
Les Italiens releveront la tête dans le dernier quart d'heure... Sur un nouveau coup franc, la défense française se fait surprendre par Cannavaro qui oblige Coupet à une détente décisive pour sortir le ballon en corner. Quelques minutes auparavant, Coupet avait accroché Gilardino dans la surface, l'italien cherchant le penalty alors qu'il n'avait pas cherché à contourner le gardien vu sa conduite de balle. Cette fois, l'arbitre ne suscitera pas de doutes possibles sur sa non-décision de siffler penalty, au contraire c'est Gilardino qui récolte un carton jaune.
Le match est finalement assuré aux français qui se contentent de gérer sous les "olé" de la foule, suivi de "mais ils sont où les italiens?" et une Marseillaise. On avait rarement vu le Stade de France aussi euphorique. Coupet parachève le succès bleu en réalisant un nouvel arrêt exceptionnel, reprenant ses appuis pour stopper un lob contré d'Inzaghi qui filait droit au but.

Les Italiens repartent avec une nouvelle contre-performance après avoir été tenu en échec à Naples par la Lituanie (1-1), Donadoni aura un retour difficile au pays car certains de ses choix devraient être contestés, le manque de compétition n'excusant pas la large demonstration tricolore (bleu blanc rouge, pas verte blanc rouge).

Une bien belle soirée, une bien belle victoire... La France va-t'elle finalement se passer d'une période de transition post-Zidane? Il semblerait bien, tant le jeu proposé fut flamboyant.

Tactique:

Domenech surprend son monde, alors que l'on s'attendait au même 4-4-2 qui a vaincu la Géorgie, le sélectionneur français choisit de laisser Saha sur le banc pour le remplacer par Govou. Un attaquant pour un milieu droit, Ribery se décale donc vers le centre, derrière un Henry, seul en pointe. Un 4-2-3-1 que l'on croyait existé en France que pour Zidane. Ribery verra donc la comparaison Zidane-Ribery croître encore un peu plus vu son positionnement similaire à l'ancien dieu vivant français.
Cette tactique a parfaitement bien fonctionné, avec un Ribery davantage électron libre que meneur, un jeu français que l'on a rarement vu aussi rapide et précis, mettant systématiquement la base défensive adverse sous pression. Les défenseurs latéraux ont profité de la domination française sur les ailes pour apporter le surnombre et permettre à Malouda ou Govou de porter davantage le danger. Sans oublier sur le désormais habituel énorme travail de récupération de la paire Makelele-Vieira. Défensivement, le marquage sur coup de pied arrêté laisse toujours à désirer.

Côté italien, Donadoni fait le choix inverse en optant pour un 4-4-2 avec une paire Gilardino-Cassano en pointe, Perrota et Semioli en ailiers offensifs. Les champions du monde étaient privés hier soir de Totti, Del Piero, Materazzi, Nesta ou encore Camoranesi.
Semioli et Perrota ont été très peu influents sur le jeu, leur replacement défensif très lent. C'est Zambrotta et Grosso, les défenseurs latéraux qui ont été les plus dangereux. Défensivement, la force italienne en temps normal, ce fut solide mais sans donner une impression de sérénité extrême. Les trois buts français et les occasions qui ont suivi le démontrent.

Les joueurs:

Coupet: Cette fois, Barthez ne s'en relevera pas, même en retrouvant un club, on voit mal comment il pourrait de nouveau pousser le gardien lyonnais à la dépression tant Coupet a réalisé des arrêts exceptionnels. Trahi par sa défense sur le but de Gilardino, il a ensuite sauvé son équipe devant Semioli (28e), Gilardino (70e), Cannavaro (80e) ou encore Inzaghi (89e). Il a été meilleur que le gardien supposé n°1 au monde, Buffon. Un signe?

Sagnol: Passeur sur le deuxième but de Govou, il fut aussi animateur sur son couloir, très libre en raison de l'inefficacité de Perrota. Enrhumé par Grosso (28e), Sagnol n'a plus laissé personne s'infiltrer dans son couloir.

Thuram: De nombreuses interceptions et de duels gagnés. Son entente avec Gallas ne fut pas la meilleure, ce qui a causé quelques frayeurs, sans pour autant inquiéter davantage.

Gallas: Hors jeu mais passeur sur le premier but de Govou (on l'a rarement vu si bien centré du gauche), Gallas a réalisé un match plus discret que Thuram mais tout aussi efficace.

Abidal: Assez tranquille dans son couloir, Semioli ne l'a jamais passé mais a failli obtenir un penalty en étant accroché dans la surface par le lyonnais. La présence d'Henry sur la gauche et la polyvalence de Malouda ont rendu ses montées assez rares mais a néanmoins démontré une très belle qualité de passe et de relance, qui ont idéalement lancé les offensives françaises.

Makelele: Partira? Partira pas? Makelele a de nouveau brillé par son orientation du jeu et son sens de la récupération.

Vieira: Encore du grand Vieira, énorme à la récupération où il a multiplié les interventions propres dans les pieds italiens, il a également montré ses qualités techniques, déjà aperçus contre la Géorgie. Rares sont les milieux défensifs techniques, sans trop de déchets, la France en a un et c'est son capitaine. Beaucoup trop de fautes en revanche, mais aucun carton.

Ribery: Extraterrestre, il s'est balladé de droite à gauche, de l'avant jusqu'à épauler ses coéquipiers en défense, il fut partout. Situé pour la première fois dans une position zidanesque, il n'a pas déçu et a réalisé son meilleur match en Bleu. Même au milieu de 4 italiens, il s'en sortait avec grande classe. La France dispose d'un vrai joueur de classe mondiale (ce 'nest pas le seul mais c'est la révélation). Remplacé par Saha, qui n'a pas eu le temps de confirmer ses belles prestations en Bosnie et en Géorgie.

Malouda: Son entente avec Henry semble parfaite, il n'hésite pas à interchanger son poste avec le Gunner. Impliqué sur le but de ce dernier en poussant Buffon à un arrêt catastrophe permettant à Henry de conclure. Il a gagné en standing depuis le départ de Zidane.

Govou: La surprise du chef. Très critiqué, et sans avoir disputé une seconde de compétition avec l'OL, Govou a réalisé le match de sa vie en battant l'Italie quasiment à lui seul et ses deux coups de génie. Plein d'opportunisme, il a par ailleurs démontré sa qualité balle au pied, et son apport défensif non négligeable. Remplacé par Wiltord sous l'ovation en fin de match.

Henry: Seul en pointe, il a pourtant beaucoup décrocher sur la gauche comme il aime le faire. Buteur opportuniste, en profitant du contre de Cannavaro, il a beaucoup usé les défenseurs par sa pointe de vitesse, Zambrotta en a d'ailleurs beaucoup souffert lorsque le Gunner était à gauche.
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Géorgie-France 0-3  posté le dimanche 03 septembre 2006 02:17

Du bon boulot

Lors de sa dernière Coupe du Monde réussie, les Bleus avaient peiné lors de leur premier match d'éliminatoires en Islande, concédant un surprenant 1-1 alors que l'équipe venait d'être sacré championne du monde.
Historiquement, les Bleus ont souvent souffert lors des déplacements en éliminatoires que ce soit en Arménie, Andorre, Chypre... ou plus récemment les Îles Feröé, Israël...
Plus d'un mois après sa Coupe du Monde quasi-parfaite, l'équipe de France revenait aux choses sérieuses ce soir en se déplacant à Tbilissi pour y affronter la Géorgie. Une première confrontation entre ces deux nations dans leur histoire et un déplacement piège sur le papier pour les Bleus. Toutefois, la réalité fut beaucoup plus facile.

Faciles les Bleus
PANORAMIC


Pourtant, tout semblait être configuré pour être un match pénible... un stade impatient et bruyant de 60 000 personnes derrière la Géorgie, une température lourde (30°C en soirée), une pelouse médiocre, une Marseille à moitié sifflée...

Qu'importe, les Bleus ont bouclé l'affaire en un quart d'heure, un boulet de canon à ras de terre au ras du poteau de Malouda à la 7e, servi dans l'axe par Ribery; suivi 9 minutes plus tard par une accélération de Saha lancé par le même Ribery. 2-0 au bout de 16 minutes, les Bleus étaient déjà à l'abri.

Certes, les Géorgiens ont tenté par la suite, se procurant même quelques belles occasions à l'image d'Arveladze mais sans réellement inquiéter la défense et son gardien, Grégory Coupet.

Au contraire, ce sont les Bleus qui ne furent pas loin d'en ajouter un 3e... par l'intermédiaire de Gallas enroulant trop sa frappe de loin après une belle chevauchée, Henry bute sur la défense in extremis ou Sagnol reprenant de volée sur la droite mais envoyant le ballon à quelques centimètres de la lucarne.
On a bien cru que c'était dans le temps additionnel de la première mi-temps que les Bleus allaient en ajouter un 3e mais le but de Vieira est refusé pour un hors jeu dont on ne saura jamais s'il existait ou pas.

Asatiani se chargera pourtant de mettre ses adversaires dans un fauteuil encore plus confortable, après une mésentente avec son portier (Tchantoria), il envoie le ballon dans son propre but, délaissé par le très médiocre gardien géorgien.

Dans la minute qui suit, Coupet effectue une piqûre de rappel aux supporters des Bleus en réalisant un arrêt réflexe de grande classe sur un tir en pivot de Demetradze. Ce dernier enverra en fin de match, un coup franc sur la barre transversale, même si Coupet semblait sur la trajectoire en cas de tir cadré.

Hormis cela, le match ressembla à une facile démonstration tricolore, très à l'aise dans ce 4-4-2 déjà aperçu au Mondial contre le Togo puis en amical contre la Bosnie. Tout en gardant sous le pied, les Français ont bien géré leur avantage, dégoûtant leurs adversaires par de très longues périodes de possession de balles, une domination sur les ailes certes aidés par le marquage quasi-inexistant sur Malouda et Ribery, un jeu en profondeur mettant systématiquement l'arrière garde géorgienne en difficulté. Bref, un match propre et sérieux, conclu par un score large.

Tactique:

Dans la continuité du match amical et de la tactique sans Zidane, Domenech a reconduit le 4-4-2 avec deux milieux excentrés que sont Henry et Saha.

Et ça a marché, aidé par la faible rigueur tactique des adversaires du soir notamment sur les ailes puisque Ribery et Malouda furent très à l'aise et n'ont cessé de provoquer puis déborder... Ainsi, le premier nommé a réalisé deux passes décisives dont la première pour le second nommé.

Performances individuelles:

Coupet: Peu sollicité en première période en raison de l'absence de tir cadré des Géorgiens, il a tout de même réalisé une parade exceptionnel sur un tir en pivot de Demetradze à bout portant. Un tournant dans le match puisqu'il a permis d'éviter aux Géorgiens de réduire le score immédiatement après le 3e but français. Le match contre l'Italie devrait l'obliger à mettre son talent un peu plus en valeur.

Sagnol: Les Géorgiens ne s'aventurant jamais sur son aile, il a pu se montrer plus offensif et démontrer une belle entente avec Ribery. Il ne fut d'ailleurs pas loin de marquer après une frappe sans contrôle excentrée (38e). Plus prudent par la suite, comme ses coéquipiers, il n'a pas tremblé pour maintenir l'écart.

Thuram: Sa première apparition en Bleu depuis la Coupe du Monde, sa nouvelle aventure avec la France débute par une prestation sereine et solide. Pris une seule fois en défaut sur un centre, Arveladze le devançant avec une tête plongeante, sans danger.

Gallas: A l'inverse de Thuram, le nouveau Gunner s'est porté souvent vers l'avant que ce soit sur coup de pied arrêté ou par des pénétrations dans l'axe. Il ne fut d'ailleurs pas loin de marquer un but superbe après une chevauchée solitaire.

Abidal: Il a reçu beaucoup de coups, ce qui l'a freiné dans ses montées offensives pour épauler Malouda. Défensivement, il s'est montré infranchissable.

Makelele: S'il ne voulait pas revenir en Equipe de France, il ne l'a pas montré sur le terrain, en récupérant et organisant facilement le jeu de son équipe. Légèrement touché à la cheville, il fut remplacé par Mavuba (58e), son successeur annoncé qui a effectué une bonne rentrée dans un match facile pour un remplaçant.

Vieira: Du grand Vieira. Il a incarné la nette supériorité technique française par rapport à ses adversaires, en perdant très peu de ballons et en venant régulièrement soutenir ses attaquants. Il a d'ailleurs marqué (45e) suite à un coup franc d'Henry mais le but a été refusé pour un hors jeu qui ne sera jamais éclairci.

Ribéry: Après un début difficile, le Marseillais a vite repris le dessus en étant double passeur décisif, en étant un poison constant sur son flanc droit. Il a construit le jeu plutot avec une réussite malgré encore un peu de déchêts. Il s'est encore beaucoup dépensé en première mi-temps et s'est fait plus discret à 3-0. Remplacé par Govou (69e), peu inspiré.

Malouda: Auteur d'un énorme début de saison avec Lyon, il reste sur le même tempo avec les Bleus, signant notamment un but en forme de boulet de canon dès la 7e minute. Comme Ribery à droite, il a posé énormément de problèmes à la défense géorgienne. Son entente avec Henry se fait de plus en plus précise.

Henry: Tantôt dans l'axe, tantôt à gauche, Henry a beaucoup tenté aujourd'hui. Efficace dans le jeu, il n'a cependant pas eu d'occasions de but, une déception pour lui mais qui ne constitue pas un motif d'inquiétude.

Saha: Déjà à son avantage en Bosnie il y a deux semaines, le Mancunien a réalisé une très belle prestation, à l'aise techniquement, il fut aussi précieux dans le jeu où son déchêt est très rare. Récompensé par un but (17e) qui a rapidement scellé le succès français, il fut remplacé en fin de match par Wiltord (86e)
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