Bosnie Herégovine-France 1-2  posté le jeudi 17 août 2006 00:01

Le calendrier international prend visiblement des hommes et des footballeurs pour des machines, seulement un mois après la finale de la Coupe du Monde, voici le sélectionneur tricolore Raymond Domenech déjà contraint de préparer deux échéances très importantes contre la Géorgie puis l'Italie en éliminatoires de l'Euro 2008.

Cette préparation se traduit par un match amical en Bosnie. Un adversaire qui a la particularité d'avoir été la première équipe affrontée par les Bleus sous l'ère Domenech. A l'époque, le match se disputait à Rennes et le score fut de 1-1.
Pour sa première apparition en tant que sélectionneur, Raymond Domenech avait démarré avec le 11 suivant: Barthez - B.Mendy,Abidal, Squillaci, Gallas, Evra - Pedretti, Mavuba- Rothen - Luyindula, Henry. Sur ces onze-là, seulement 4 sont devenus vice-champions du monde en juillet dernier. On peut ajouter Givet et Govou, entrés en jeu.

Deux ans après ce Bosnie-France ressemble beaucoup au contexte du premier:
- Le début d'une phase reconstruction après les retraites de certains cadres (même si rien n'est officiel pour Barthez, Thuram et Makelele).
- Un match de préparation avant les premiers matchs éliminatoires.
- Rio Mavuba. Première sélection à la surprise générale il y a deux ans. Quatrième ce soir contre le même adversaire.
La seule différence, et elle est de taille, c'est que la France ne reste pas sur deux cuisants échecs en phase finale (Coupe du Monde 2002 puis Euro 2004) mais sur un brillant parcours lors du Mondial 2006.

La tactique

Le retrait définitif de Zidane va désormais officiellement contraindre le sélectionneur à modifier sa tactique en son absence. Le seul joueur réellement apte à le remplacer poste pour poste, Johan Micoud, n'ayant jamais été appelé par Domenech.

Domenech a donc opté pour un 4-4-2, identique au système dans lequel les Bleus ont joué et vaincu le Togo lors du match décisif en poules du Mondial Allemand... un match disputé sans Zidane, suspendu.

Coupet récupère sa place de gardien chez les Bleus, lui qui était dans un désespoir incongru lors du stage à Tignes pre-Mondial, pour ne pas avoir été choisi en n°1. Barthez n'est pourtant pas à la retraite, mais au chômage, Coupet part donc avec de l'avance cette fois-ci, probablement définitive... A 35ans et à 15jours de la fin du mercato, Barthez n'a toujours pas trouvé de club.

La défense est classique et "mondialiste": Sagnol- Boumsong- Gallas- Abidal. Thuram étant absent pour cause d'échéances avec son nouveau club, le Barça. Ce même Thuram qui hésite à continuer l'aventure bleu, lui qui fut tellement enthousiaste il y a un mois.
Boumsong, remplaçant en Allemagne, prend donc la place de Thuram. Un choix dans la continuité de Domenech, même si Boumsong qui reste sur un semestre sans jouer à Newcastle devra se ressaisir avec son club s'il veut rester titulaire en Bleu... Givet est là, Mexes se revèle enfin...

Le duo de récupérateurs fut composé du neo-capitaine Patrick Vieira (déjà capitaine avant le retour des "anciens") et de Rio-Antonio Mavuba, préferé à Alou Diarra (que Domenech ne trouve pas assez complémentaire avec Vieira, mais plutot en doublure de Vieira, il l'a d'ailleurs remplacé en finale contre l'Italie).

Les ailiers offensifs furent classiques, à savoir Malouda à gauche et Franck "Girouette" Ribery à droite.

Un duo d'attaquants sans surprise non plus: Henry-Saha.

Voilà sur le papier.

La prestation

Il ne fallait pas s'attendre à des merveilles, en raison de la manque de préparation de la plupart des joueurs. Pourtant, les Bleus ont livré une prestation honorable, démontrant une envie plus qu'encourageante, plaisante. L'équipe de France n'a conservé que les ondes positives qui ont suivi leur parcours dans le Mondial.

Il y a eu évidemment beaucoup d'approximations, défensivement tout d'abord où Boumsong a eu beaucoup de mal à se placer et à se comprendre, avec Sagnol en particulier.
Ensuite, un problème de relance, le milieu n'offrait aucune solution, les défenseurs ont très souvent sollicité Grégory Coupet, qui fut quasiment utilisé comme le libéro d'une défense à 5.
Et le placement, aléatoire sur le but bosniaque.

En seconde mi-temps, les choses rentrèrent un peu mieux dans l'ordre, les passes défensives et latérales furent plus fluides et précises. Vieira, Mavuba furent trouvés plus aisément. L'arrivée de Givet à la place de Boumsong a définitivement tranquilisé l'arrière garde bleu.

Dans le secteur de la récupération, grosse satisfaction. Vieira est déjà en forme, tranchant et impulsif (dans le bon sens du terme). Très critiqué lors de son premier règne en tant que capitaine, Vieira a cette fois été sur le terrain un leader. A ses côtés, Mavuba n'a pas déçu, jouant simple mais juste, il tient sa première prestation convaincante avec les Bleus.

Offensivement, il y a du bon et du moins bon. Le moins bon fut offert par les milieux offensifs, Malouda et Ribery. Malouda a beaucoup tenté mais a rarement réussi à faire la différence, souvent pris en ténaille par les défenseurs bosniaques. Quant  à Ribery, il fut tout simplement absent, se lançant dans des longues courses totalement inutiles, il n'a guère inquiété les défenseurs adverses. Il fut d'ailleurs remplacé par Faubert, peu sollicité mais qui a marqué le but de la victoire (frappe contrée excentrée) pour sa première sélection.

En revanche, Saha et Henry, bien que n'ayant pas repris leur championnat respectif, ont été plutot impressionnants balle au pied, éliminant avec une aisance un ou plusieurs bosniaques, même si l'efficacité ne fut rarement au bout... Saha ratant notamment deux belles occasions dont un face-à-face avec le portier bosniaque.



La victoire est donc au bout
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Sélection pour Bosnie Herz-France  posté le mercredi 09 août 2006 21:13



Un mois jour pour jour après la finale de Coupe du Monde "perdue" contre l'Italie, le sélectionneur Raymond Domenech a communiqué cet après-midi la liste des 20 joueurs sélectionnés pour le match amical Bosnie Herzégovine-France qui aura lieu le 16 août à Sarajevo.

On notera dans cette liste, la première apparition de Julien Faubert (Bordeaux) ainsi que les retours de Rio Mavuba (Bordeaux aussi) et de Philippe Mexes (AS Roma). Les lyonnais Toulalan et Clerc sont également présents, ils avaient déjà été convoqué en mars dernier pour France-Slovaquie (1-2) mais n'ont pour le moment aucune cape sous le maillot tricolore.

Du côté des anciens, Zidane et Makelele sont à la retraite (bien qu'un doute persiste pour le second). Absences également de Barthez et de Thuram. Le premier est actuellement sans club depuis son départ de l'OM, le second s'est mis d'accord avec le sélectionneur pour privilégier la Supercoupe d'Espagne qui se disputera un jour après Bosnie-France.


La sélection:

Gardiens
Grégory Coupet (Lyon)
Mickaël Landreau (PSG)

Défenseurs:
Eric Abidal (Lyon)
Jean-Alain Bousmong (Newcastle)
François Clerc (Lyon)
William Gallas (Chelsea)
Gaël Givet (Monaco)
Philippe Mexes (AS Roma)
Willy Sagnol (Bayern Munich)

Milieux défensifs
Alou Diarra (Lens)
Patrick Vieira (Inter Milan)
Rio-Antonio Mavuba (Bordeaux)
Jéremy Toulalan (Lyon)

Milieux offensifs
Julien Faubert (Bordeaux)
Florent Malouda (Lyon)
Franck Ribery (Marseille)
Sylvain Wiltord (Lyon)

Attaquants:
David Trezeguet (Juventus Turin)
Thierry Henry (Arsenal)
Louis Saha (Manchester United)


Le match Bosnie-France servira de préparation en vue des échéances internationales qui arrivent dès début septembre dans le cadre des premiers matchs éliminatoires de l'Euro 2006 qui verra la France se déplacer en Géorgie puis recevoir l'Italie au Stade de France.
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France-Italie 1-1 (3-5 t.a.b): Nos (vices) champions du monde  posté le lundi 10 juillet 2006 19:12

C'est de la plus cruelle des manières que de perdre aux tirs aux buts, avec une forte sensation où l'on a vu des Bleus supérieurs pendant plus d'une heure au dernier bastion italien -à savoir sa défense- pas si loin de craquer durant les prolongations. Mais c'est à la "régulière" que l'Italie gagne sa finale ("pas comme son huitième de finale" pourrait rappeler Patrick Rafter un supporter australien connu).

C'est de la plus laide des manières que le plus grand joueur de football de tous les temps (oui Pelé prononce très mal "Wilkommen zum Fussball" donc il est relégué à un rang inférieur), Zidane, achève sa carrière, sur un coup de tête qui n'a même pas obligé Materrazi à simuler pour tomber à terre. Qu'importe, on ne saura jamais si sa présence aurait pu faire basculer le match dans les dix minutes restantes. Ce que l'on sait en revanche c'est que Zidane manquera au football même s'il rate sa sortie, la France va pleurer son champion tout autant que son étoile envolée, voire plus.

Les Italiens sont donc champions du monde dans un stade acquis à la cause des Français. De beaux champions du monde cependant.... parait-il... d'après le génie Angel Marcos. Accordons-lui donc le bénéfice du doute (quel article subjectif que fais-je diantre !).

La tactique du match

Il y a eu deux matchs. Le premier où les Italiens ont étouffé les Français, le second où ce fut tout simplement l'inverse.

Les Bleus jouaient sans surprise en 4-2-3-1, le même qui a vaincu respectivement l'Espagne, le Brésil et le Portugal. Côté italien, la disposition était la même: quatre défenseurs à plat (Zambrotta, Cannavaro, Matterazi, Grosso), deux récupérateurs (Pirlo, Gattuso), trois milieux offensifs (Perrota, Camoranesi, Totti) et une pointe (Totti). Après l'ouverture du score précoce de Zidane, les Transalpins ont de suite étouffés leurs adversaires puisque Buffon ne toucha quasiment pas le cuir durant une mi-temps. En pressant haut et en nombre sur le porteur de balles, les Italiens ont coupé les transmissions françaises, monopolisé le ballon pour finalement avoir le contrôle du jeu et du match. Ils égalisèrent rapidement sur corner avec une tête de Materrazi qui a vite démontré la domination dans le jeu aérien de la Squadra Azzura.

En seconde mi-temps, les Bleus sortirent d'entrée la tête de l'eau et prirent les choses en mains, les Transalpins reculant et ne pressant plus comme en première mi-temps... autrement dit, ce sont les tricolores (enfin NOS tricolores) qui à partir de ce moment-là parurent au dessus physiquement de leurs adversaires. Les Italiens paraissant incapables de reproduire le pressing des 45 premières minutes, ce qui a offert la possibilité aux Bleus de jouer et de construire. Lippi l'a vite compris et a tenté son habituel coup de poker en sortant rapidement Totti et Perrota pour De Rossi, milieu offensif et Iaquinta, attaquant. Choix offensif de Lippi donc. Mais cette fois le coup tactique de Lippi n'a rien changé, tout comme la rentrée de Del Piero qui fut transparent. Les Italiens furent donc condamnés à défendre, on ne peut pas parler de "catenacio" puisqu'ils n'ont pas eu la moindre occasion après la pause et n'ont pas semblé capables de s'en créer.
Solidaires et surmotivés, les Français se cassèrent tout de même les dents sur une défense italienne aculée mais impeccable.

Il y avait cependant la place, il a manqué la réussite et le réalisme de la 46e à la 120e minute, période où la France a démontré au monde entier qu'elle pouvait être championne du monde. En vain, elle n'a pas concrétisé sa domination ni ses occasions.

Le film du match

7e:Penalty plutôt généreux accordé à la France suite à une faute de Materrazi peu évidente sur Malouda. Zidane le transforme en réalisant une "panenka", le ballon entre à l'aide de la transversale.

19e: Corner de Pirlo, Materrazi saute plus haut que tout le monde et trompe Barthez.

28e: Scénario identique que l'action précédente hormis que la tête de Materrazi est dégagé in extremis par Thuram.

36e: Encore un corner, encore Pirlo, mais cette fois c'est Luca Toni, tout aussi grand que Materrazi, qui envoie de la tête le ballon sur la barre transversale.

99e: Une deux Malouda-Ribery, le Marseillais est seul devant Buffon mais envoie le ballon d'un rien à droite du montant du portier italien qui paraissait battu.

104e: Superbe centre de Sagnol sur la droite au point de penalty où Zidane reprend de la tête mais Buffon réalise une parade exceptionnelle et sauve son pays sur cette action.

110e: Fin de carrière pour Zidane suite à un violent coup de tête sur Materrazi. Le défenseur italien a eu précédemment quelques mots avec le dieu français, provoquant la violente réaction du meneur de jeu. Expulsion cependant logique. Mais en bon chauvin subjectif que je suis, voici un lien vers un sujet du forum d'InfoPSG sur ce dont est capable le défenseur de l'Inter Milan: http://forum.infopsg.com//index.php?showtopic=6408.

Tirs aux buts: 9 tirs aux buts tirés dont 8 d'une facilité déconcertante.... seul Trezeguet manque le coche en tirant sur la barre. L'Italie est championne du monde.

23h30: TF1 touche le fond en obtenant les réactions de Lorie, Bernard Tapie, Cécile de Ménibus, Djamel Bourras, Amel Bent ou encore Nikos Aliaglas suite à la défaite de l'Equipe de France.

L'avenir

On sait déjà qu'Escalettes et la FFF souhaitent prolonger le contrat de Domenech jusqu'à l'Euro 2008. Cependant, on ignore réellement si le sélectionneur français est partant pour poursuivre l'aventure après cette désillusion amère pour lui.
On sait aussi que Zidane stoppera définitivement sa carrière, donc cette fois son départ de l'Equipe de France est définitif, tout comme Makelele et Thuram. Makelele poursuivra cependant en club, en revanche on ignore pour Thuram (dont les larmes ce soir furent émouvantes) s'il poursuivra en Serie B avec la Juve ou ailleurs ou pas du tout. Idem pour Barthez: retraite internationale? retraite tout court?

Les autres semblent bien trop jeunes pour arrêter et les qualifications de l'Euro 2008 devraient démarrer en s'appuyant sur un noyau dur composé des Gallas, Sagnol, Abidal, Vieira (de nouveau capitaine?), Malouda, Ribery, Henry...

Merci à Zidane, à Makelele, à Thuram. Merci aux Bleus pour ce parcours inespéré, l'issue importe peu quand on regoûte à ces joies que peuvent apporter le football et à de leurs prestations de ce Mondial -finale incluse- qui rendent fiers de cette équipe.

Que les français n'oublient pas cette fierté patriotique qu'ils ont retrouvé ou trouvé durant ce mois de juin/juillet. Tant pis pour ceux qui ont renié l'Equipe de France du début à la fin, l'aventure bleue s'achève, une autre commence et rien ne dit qu'elle n'en sera pas moins belle.

Merci aussi à David Astorga qui a montré que l'on pouvait avoir un emploi tout en étant inutile, ridicule et incompétent. C'est sûr, la France va repartir.
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France-Portugal 1-0: Leurs vies pour une étoile  posté le lundi 10 juillet 2006 19:11

Il suffisait d'y croire. Croire en un rêve qui est réalité aujourd'hui: la France ne sera peut-être pas championne du monde mais elle est en tout cas en finale de la plus grande compétition sportive internationale pour la seconde fois de son histoire, 8 ans après le sacre de 1998.
Le 9 Juillet, les Bleus feront donc face à des Italiens, tombeurs d'Allemands décevants. Comme une revanche, les deux grandes nations les plus critiqués par la presse mondiale pour diverses raisons, se disputeront une étoile à Berlin.
En demi-finale, les Français n'ont pas reproduit les copies quasi-parfaites contre l'Espagne et le Brésil. Il manquait de la fraîcheur, de la lucidité dans les contres, laissant place beaucoup de déchets. Mais si les Bleus sont en finale, c'est parce qu'ils ont une équipe soudée, contrairement à ce qu'on a pu dire il y a quelques semaines, qui a tenu défensivement et collectivement... de Thuram, joueur du match à Henry, tous les Bleus ont défendu. Les Portugais ont certes mieux joué, obtenus plus d'occasions mais leur incapacité à trouver la faille a laissé place à des simulations nombreuses et honteuses. Les Anglais et les Néérlandais ne seront sans doute pas mécontents de la présence française en finale. Voilà pour la petite pique envers un demi-finaliste au jeu séduisant qui manque encore le coche de peu mais qui aura eu une attitude plus que douteuse.

C'est donc le réalisme français qui a fait la différence: un penalty de Monsieur Zidane à la 33e qui permettra au dieu et capitaine français de jouer l'ultime match de sa carrière à l'occasion d'une finale de Coupe du Monde. Il n'en méritait pas moins.

Tactique du match

On prend les mêmes et on recommence. Voici le dicton de Raymond pour les matchs à élimination directe de cette Coupe du Monde.
Un 4-2-3-1 classique donc, tout comme côté portugais avec Pauleta seul en pointe, entouré par Déco, Cristiano Ronaldo et Figo. Deux récupérateurs: Maniche et Costinha (dire que Tiago est sur le banc...). Et une défense classique à 4 éléments. Bref, les Portugais sont organisés comme la France et ils en ont l'habitude puisque le Portugal jouent régulièrement en 4-2-3-1 depuis l'arrivée de Scolari et sa moustache. Contrairement à Parreira et son Brésil qui avait tenté un changement tactique pour avoir un 4-2-3-1 ce qui avait provoqué un requiem collectif à Rio de Janeiro.

Les Bleus ont beaucoup souffert ce soir, et ce, d'entrée de jeu où les Portugais se sont vite montrés dangereux tout en se replaçant rapidement, empêchant donc les contres français, souvent dangereux lors des matchs précédents, de s'organiser. Privés d'offensives, les Bleus allaient donc devoir subir et attendre éventuellement son heure sous les coups de butoir portugais. Seule une tentative de Malouda en tout début de match allait légèrement inquiéter le banc lusitanien. La clé est finalement venu de Zidane, ou plutot de Ricardo Carvalho qui s'en est allé crocheter Henry dans la surface. Penalty logique, transformé par celui dont le jubilé semble éternel.

Les Français ne reverront la cage portugaise qu'en début de seconde mi-temps via des tentatives d'Henry puis Ribery. C'était la dernière fois. Après, ce fut de longues minutes interminables qui ont vu les Tricolores baisser de pied, notamment physiquement puisque l'on a vu de grosses erreurs de relances, un milieu français dominé et qui n'a eu cesse de reculer. Mais les demi-finales réussissent à Thuram puisqu'il fut la tour de contrôle des Bleus ce soir, quand les Portugais s'entêtaient dans le jeu aérien sur l'axe centrale de notre défense, Thuram était toujours là. C'était le soir des défenseurs français, après celui d'Henry et Zidane ou celui des milieux récupérateurs. Si Abidal a été plutot médiocre, Sagnol, Gallas et donc Thuram ont confirmé leur statut et sont les principaux artisans (la première entreprise de France) de la qualification tricolore.

Les Portugais ont beaucoup tenté mais se sont cassés les dents, de peu parfois comme cet arrêt de Barthez à la 78e minute qui offra une belle occasion à Figo, à bout portant. Maniche a tiré de loin, Pauleta fut inexistant comme à chaque fois avec le Portugal, Cristiano Ronaldo a bousculé, provoqué mais beaucoup trop simulé... Une belle prestation dont une défaite sera evidemment frustrante pour eux mais.... des cours seront nécessaires chez un certain Fabrizio R.

Le film du match

9e: Décalé par une tallonade de Cristiano Ronaldo, Maniche teste sa frappe de loin qui consiste l'un de ses points forts. Le ballon frôle la transversale de Barthez qui semblait battu.

33e: A l'entrée de la surface de réparation, Henry crochète Ricardo Carvalho qui empêche le Gunner de passer en le déséquilibrant. Penalty logique, que transforme Zidane alors que Ricardo était parti du bon côté. En demi-finale de l'Euro 2000, c'est déjà un penalty de Zidane qui avait qualifié les Bleus.

48e: Petit festival d'Henry qui à l'angle gauche de la surface pousse Ricardo à une intervention heureuse puisqu'il manque de peu de réussir le CSC.

49e: Dans la foulée, Ribery tente sa chance de 20mètres et oblige Ricardo à une nouvelle parade.

78e: Sur un coup franc ce C.Ronaldo, Barthez décide de jouer à Jeanne et Serge en ratant son arrêt sous forme de réception en volley-ball, le cuir arrive sur la tête de Luis Figo mais le capitaine portugais ne cadre pas sa tentative alors qu'il était à bout portant.

87e: Saha récolte un carton jaune suite à une faute grossière. Il sera donc privé de finale. De son côté, Ricardo Carvalho manquera la petite finale pour le même motif.

Finale France-Italie dimanche

La douce ivresse de ces derniers jours a gagné le luxe de se prolonger au moins jusqu'à la décision finale, la finale du 9 Juillet 2006. Dès sa prise de fonction après l'Euro 2004, Domenech avait clairement annoncé son objectif: "devenir champion du monde". Cet objectif, il ne l'a jamais lâché même après des nuls en Israël ou en Suisse, une victoire à l'arraché aux Feröé, une qualification inesperée contre Chypre, une entame de Coupe du Monde plus que laborieuse... Peu l'ont cru, peu ont daigné le soutenir un minimum... Bref, esperons que le selectionneur pour la Coupe du Monde 2010 sera autant critiqué, car au moins on sera sûrs d'être en finale.

L'Italie ressemble à la France avec son envie de revanche contre les critiques, avec en plus une revanche contre l'avenir de leurs clubs menacés de relégation. Deux équipes au collectif soudé, qui se respectent et qui jouent d'une façon plutot similaire.

Rendez-vous dimanche.
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France-Brésil 1-0: Un parfum de rêve  posté le lundi 10 juillet 2006 19:10

Il y a un peu plus d'une semaine, l'Equipe de France était assassinée par certains observateurs et les critiques à la veille d'affronter le Togo. Aujourd'hui, les sensations de 1998 et 2000 sont retrouvées, voire dépassées avec cette saveur d'exploits inattendus qui permettent à un pays dépressif de s'unir et de vibrer.

Après le plaisir suivant la qualification exemplaire contre l'Espagne, voici l'exploit du tournoi auquel personne n'aurait misé il y a une semaine: la France élimine logiquement un Brésil lors d'un Quart ayant un synonyme de revanche d'une certaine finale de 1998 (ou de la demi-finale de la Coupe des Confédérations 2001, non? bon ok). Comme un symbole, c'est il y a 20 ans (à quelques jours près) que la France éliminait aux tirs aux buts les favoris brésiliens au même stade de la compétition à Guadalajara.

La tactique

C'était un soir décidemment spécial puisque Carlos Alberto Parreira a fait du coaching ce soir, en lançant une équipe inédite au départ dans un certain 4-2-3-1 contrairement au 4-4-2 du début de Mondial. Juninho est le grand gagnant de cette réorganisation, Adriano le grand perdant. Autre changement, Giberto Silva remplaçait numériquement Emerson, incertain.

Est-ce que cette réorganisation fut fatale et a troublé les Auriverde? Assez peu probable, tant la qualité individuelle des attaquants et des milieux brésiliens peut toujours servir d'alternatives en cas de néant tactique. Il n'en fut rien.

Côté français, Domenech a reconduit logiquement le même 11 qui avait débuté face à l'Espagne, avec le même 4-2-3-1 et le même coq dans les mains de Clément d'Antibes.

Bien que dans le même dispositif que face à l'Espagne, les Bleus ont tout de même surpris Parreira et les joueurs brésiliens au niveau collectif. On a assisté à une grande incapacité brésilienne à venir inquiéter Fabien Barthez. Plus surprenant encore, après 15 minutes de possession, les Brésiliens subiront le jeu pendant près d'une heure, courant désespérément derrière le ballon, mangés à la récupération, piétinés physiquement durant tout le match (quel paradoxe, quand on se remémore les secondes mi-temps françaises contre la Suisse et la Corée !).

Plus incroyable encore, les Bleus ont paru dominateurs sur le plan technique alors que cette caractéristique est pourtant la spécialité majeure de nos amis jaunes et verts depuis la nuit des temps. Dans ce contexte, Zidane a ébloui le monde entier, lui qui sera retraité dans 7 ou 8 jours, vient de réussir l'un des plus beaux matchs de sa carrière tant ses gestes techniques contre les feu champions du monde viennent d'asseoir définitivement la légende qu'il est.

Et les stars brésiliennes? On attendait un sursaut d'orgueil de Ronaldinho, décevant depuis le début du Mondial. Ronaldinho n'a pas reproduit ses prestations médiocres puisqu'il a tout simplement été inexistant voire consternant même s'il aurait pu marquer en fin de match sur un coup franc imaginaire suite à un plongeon de Ronaldo. Ce dernier n'a pas fait mieux, on avait l'impression qu'il avait l'intention de faire un remake de sa finale de 1998. Quant à Kaka, il a gagné le droit d'avoir des jeux de mots vaseux de français alcooliques par rapport à son patronyme. Bref, ils ont à peu près tous coulés à Francfort excepté Dida, ce qui confirme bien que le Brésil jouait à l'envers.

Côté französich, la défense a une nouvelle fois été étincelante, le duo de récupérateurs (Makelele, Vieira) décisif vu le nombre de ballons qu'ils ont récupéré (oui c'est le principe des récupérateurs en fait) dans les pieds brésiliens (difficile cela dit, d'intercepter un ballon dans les scrotums brésiliens, sauf si Juan est facétieux, mais je m'écarte quelque peu du sujet). Zidane a été magistral, Ribery pose toujours autant de problèmes tout en ayant encore une marge de progression, à l'instar de Malouda qui n'est pas encore à son meilleur niveau... Mais à base de percussions et de conservations de balles, Ribery et Malouda ont beaucoup pesé et usé les défenseurs auriverde. Quant à Henry, le héros et buteur, il a encore été souvent piégé par le hors-jeu en première mi-temps mais lui aussi use les défenseurs, pour finalement les surprendre à la 57e...

Pour l'anecdote, Thierry Gilardi cessera de nous casser le suc gastrique avec le fait que Zidane n'ai jamais été passeur décisif pour Henry. Là encore, c'est une grande victoire pour la France.

Le film du match

Les 15 premières minutes furent brésiliennes, les 30 suivantes furent françaises. Mais à l'issue de la première mi-temps, aucune occasion franche n'est à signaler, le match n'atteint pas des sommets et est gâché par beaucoup d'erreurs techniques, essentiellement côté brésilien. l'intensité est au rendez-vous, le spectacle arrivera par la suite avec un jeu plus ouvert et fluide des deux côtés.

57': Coup franc de Zidane excentré côté gauche qui aboutit sur Henry, démarqué et opportuniste puisqu'il trompe Dida en reprenant le ballon de volée.

61': Percée côté gauche de Ribery qui élimine Lucio, centre vers Zidane mais c'est Juan qui coupe la trajectoire et manque de peu de réaliser un CSC.

89': Simulation de Ronaldo à l'entrée de la surface qui aurait mérité un carton jaune, donc une expulsion puisque l'obèse avait déjà été averti. Mais l'arbitre espagnol siffle un excellent coup franc pour les Brésiliens, plein axe, aux 18m. Ronaldinho enroule sa frappe et manque de peu l'égalisation: la balle frôle la lucarne et Barthez semblait battu.

91': A l'entrée de la surface, Zidane décale Saha dont la frappe ne trompe pas la vigilance de Dida. Sur le contre, Ronaldo oblige Barthez à réaliser sa seule parade du match.

France-Portugal mercredi en demi-finale de l'Euro 2006

Out, les favoris brésiliens et les favoris bis argentins, le dernier carré sera 100% UE: Allemagne-Italie, Portugal-France, quatre grandes nations dont trois ont déjà été championnes du monde.
C'est la première fois depuis 1982 qu'aucune équipe non européenne ne se glisse en demi-finale (Allemagne de l'Ouest, Italie, France et Pologne).

La finale est accessible pour les Tricolores, mais le Portugal représente une autre montagne pour le wagon Bleu. Une montagne à leur portée tant la magie semble opérer autour de l'équipe de Domenech.

Pas de suspendus pour la demi-finale mais Zidane, Sagnol, Saha, Thuram, Vieira et Ribery sont sous le coup d'une suspension pour le dernier match (3e place ou finale).

Mais avant cela, allons danser la Macarena dans les rues avec le maillot Bleu.
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