Du bon boulot

Lors de sa dernière Coupe du Monde réussie, les Bleus avaient peiné lors de leur premier match d'éliminatoires en Islande, concédant un surprenant 1-1 alors que l'équipe venait d'être sacré championne du monde.
Historiquement, les Bleus ont souvent souffert lors des déplacements en éliminatoires que ce soit en Arménie, Andorre, Chypre... ou plus récemment les Îles Feröé, Israël...
Plus d'un mois après sa Coupe du Monde quasi-parfaite, l'équipe de France revenait aux choses sérieuses ce soir en se déplacant à Tbilissi pour y affronter la Géorgie. Une première confrontation entre ces deux nations dans leur histoire et un déplacement piège sur le papier pour les Bleus. Toutefois, la réalité fut beaucoup plus facile.



Pourtant, tout semblait être configuré pour être un match pénible... un stade impatient et bruyant de 60 000 personnes derrière la Géorgie, une température lourde (30°C en soirée), une pelouse médiocre, une Marseille à moitié sifflée...
Qu'importe, les Bleus ont bouclé l'affaire en un quart d'heure, un boulet de canon à ras de terre au ras du poteau de Malouda à la 7e, servi dans l'axe par Ribery; suivi 9 minutes plus tard par une accélération de Saha lancé par le même Ribery. 2-0 au bout de 16 minutes, les Bleus étaient déjà à l'abri.
Certes, les Géorgiens ont tenté par la suite, se procurant même quelques belles occasions à l'image d'Arveladze mais sans réellement inquiéter la défense et son gardien, Grégory Coupet.
Au contraire, ce sont les Bleus qui ne furent pas loin d'en ajouter un 3e... par l'intermédiaire de Gallas enroulant trop sa frappe de loin après une belle chevauchée, Henry bute sur la défense in extremis ou Sagnol reprenant de volée sur la droite mais envoyant le ballon à quelques centimètres de la lucarne.
On a bien cru que c'était dans le temps additionnel de la première mi-temps que les Bleus allaient en ajouter un 3e mais le but de Vieira est refusé pour un hors jeu dont on ne saura jamais s'il existait ou pas.
Asatiani se chargera pourtant de mettre ses adversaires dans un fauteuil encore plus confortable, après une mésentente avec son portier (Tchantoria), il envoie le ballon dans son propre but, délaissé par le très médiocre gardien géorgien.
Dans la minute qui suit, Coupet effectue une piqûre de rappel aux supporters des Bleus en réalisant un arrêt réflexe de grande classe sur un tir en pivot de Demetradze. Ce dernier enverra en fin de match, un coup franc sur la barre transversale, même si Coupet semblait sur la trajectoire en cas de tir cadré.
Hormis cela, le match ressembla à une facile démonstration tricolore, très à l'aise dans ce 4-4-2 déjà aperçu au Mondial contre le Togo puis en amical contre la Bosnie. Tout en gardant sous le pied, les Français ont bien géré leur avantage, dégoûtant leurs adversaires par de très longues périodes de possession de balles, une domination sur les ailes certes aidés par le marquage quasi-inexistant sur Malouda et Ribery, un jeu en profondeur mettant systématiquement l'arrière garde géorgienne en difficulté. Bref, un match propre et sérieux, conclu par un score large.
Tactique:
Dans la continuité du match amical et de la tactique sans Zidane, Domenech a reconduit le 4-4-2 avec deux milieux excentrés que sont Henry et Saha.
Et ça a marché, aidé par la faible rigueur tactique des adversaires du soir notamment sur les ailes puisque Ribery et Malouda furent très à l'aise et n'ont cessé de provoquer puis déborder... Ainsi, le premier nommé a réalisé deux passes décisives dont la première pour le second nommé.
Performances individuelles:
Coupet: Peu sollicité en première période en raison de l'absence de tir cadré des Géorgiens, il a tout de même réalisé une parade exceptionnel sur un tir en pivot de Demetradze à bout portant. Un tournant dans le match puisqu'il a permis d'éviter aux Géorgiens de réduire le score immédiatement après le 3e but français. Le match contre l'Italie devrait l'obliger à mettre son talent un peu plus en valeur.
Sagnol: Les Géorgiens ne s'aventurant jamais sur son aile, il a pu se montrer plus offensif et démontrer une belle entente avec Ribery. Il ne fut d'ailleurs pas loin de marquer après une frappe sans contrôle excentrée (38e). Plus prudent par la suite, comme ses coéquipiers, il n'a pas tremblé pour maintenir l'écart.
Thuram: Sa première apparition en Bleu depuis la Coupe du Monde, sa nouvelle aventure avec la France débute par une prestation sereine et solide. Pris une seule fois en défaut sur un centre, Arveladze le devançant avec une tête plongeante, sans danger.
Gallas: A l'inverse de Thuram, le nouveau Gunner s'est porté souvent vers l'avant que ce soit sur coup de pied arrêté ou par des pénétrations dans l'axe. Il ne fut d'ailleurs pas loin de marquer un but superbe après une chevauchée solitaire.
Abidal: Il a reçu beaucoup de coups, ce qui l'a freiné dans ses montées offensives pour épauler Malouda. Défensivement, il s'est montré infranchissable.
Makelele: S'il ne voulait pas revenir en Equipe de France, il ne l'a pas montré sur le terrain, en récupérant et organisant facilement le jeu de son équipe. Légèrement touché à la cheville, il fut remplacé par Mavuba (58e), son successeur annoncé qui a effectué une bonne rentrée dans un match facile pour un remplaçant.
Vieira: Du grand Vieira. Il a incarné la nette supériorité technique française par rapport à ses adversaires, en perdant très peu de ballons et en venant régulièrement soutenir ses attaquants. Il a d'ailleurs marqué (45e) suite à un coup franc d'Henry mais le but a été refusé pour un hors jeu qui ne sera jamais éclairci.
Ribéry: Après un début difficile, le Marseillais a vite repris le dessus en étant double passeur décisif, en étant un poison constant sur son flanc droit. Il a construit le jeu plutot avec une réussite malgré encore un peu de déchêts. Il s'est encore beaucoup dépensé en première mi-temps et s'est fait plus discret à 3-0. Remplacé par Govou (69e), peu inspiré.
Malouda: Auteur d'un énorme début de saison avec Lyon, il reste sur le même tempo avec les Bleus, signant notamment un but en forme de boulet de canon dès la 7e minute. Comme Ribery à droite, il a posé énormément de problèmes à la défense géorgienne. Son entente avec Henry se fait de plus en plus précise.
Henry: Tantôt dans l'axe, tantôt à gauche, Henry a beaucoup tenté aujourd'hui. Efficace dans le jeu, il n'a cependant pas eu d'occasions de but, une déception pour lui mais qui ne constitue pas un motif d'inquiétude.
Saha: Déjà à son avantage en Bosnie il y a deux semaines, le Mancunien a réalisé une très belle prestation, à l'aise techniquement, il fut aussi précieux dans le jeu où son déchêt est très rare. Récompensé par un but (17e) qui a rapidement scellé le succès français, il fut remplacé en fin de match par Wiltord (86e)

Lors de sa dernière Coupe du Monde réussie, les Bleus avaient peiné lors de leur premier match d'éliminatoires en Islande, concédant un surprenant 1-1 alors que l'équipe venait d'être sacré championne du monde.
Historiquement, les Bleus ont souvent souffert lors des déplacements en éliminatoires que ce soit en Arménie, Andorre, Chypre... ou plus récemment les Îles Feröé, Israël...
Plus d'un mois après sa Coupe du Monde quasi-parfaite, l'équipe de France revenait aux choses sérieuses ce soir en se déplacant à Tbilissi pour y affronter la Géorgie. Une première confrontation entre ces deux nations dans leur histoire et un déplacement piège sur le papier pour les Bleus. Toutefois, la réalité fut beaucoup plus facile.



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Pourtant, tout semblait être configuré pour être un match pénible... un stade impatient et bruyant de 60 000 personnes derrière la Géorgie, une température lourde (30°C en soirée), une pelouse médiocre, une Marseille à moitié sifflée...
Qu'importe, les Bleus ont bouclé l'affaire en un quart d'heure, un boulet de canon à ras de terre au ras du poteau de Malouda à la 7e, servi dans l'axe par Ribery; suivi 9 minutes plus tard par une accélération de Saha lancé par le même Ribery. 2-0 au bout de 16 minutes, les Bleus étaient déjà à l'abri.
Certes, les Géorgiens ont tenté par la suite, se procurant même quelques belles occasions à l'image d'Arveladze mais sans réellement inquiéter la défense et son gardien, Grégory Coupet.
Au contraire, ce sont les Bleus qui ne furent pas loin d'en ajouter un 3e... par l'intermédiaire de Gallas enroulant trop sa frappe de loin après une belle chevauchée, Henry bute sur la défense in extremis ou Sagnol reprenant de volée sur la droite mais envoyant le ballon à quelques centimètres de la lucarne.
On a bien cru que c'était dans le temps additionnel de la première mi-temps que les Bleus allaient en ajouter un 3e mais le but de Vieira est refusé pour un hors jeu dont on ne saura jamais s'il existait ou pas.
Asatiani se chargera pourtant de mettre ses adversaires dans un fauteuil encore plus confortable, après une mésentente avec son portier (Tchantoria), il envoie le ballon dans son propre but, délaissé par le très médiocre gardien géorgien.
Dans la minute qui suit, Coupet effectue une piqûre de rappel aux supporters des Bleus en réalisant un arrêt réflexe de grande classe sur un tir en pivot de Demetradze. Ce dernier enverra en fin de match, un coup franc sur la barre transversale, même si Coupet semblait sur la trajectoire en cas de tir cadré.
Hormis cela, le match ressembla à une facile démonstration tricolore, très à l'aise dans ce 4-4-2 déjà aperçu au Mondial contre le Togo puis en amical contre la Bosnie. Tout en gardant sous le pied, les Français ont bien géré leur avantage, dégoûtant leurs adversaires par de très longues périodes de possession de balles, une domination sur les ailes certes aidés par le marquage quasi-inexistant sur Malouda et Ribery, un jeu en profondeur mettant systématiquement l'arrière garde géorgienne en difficulté. Bref, un match propre et sérieux, conclu par un score large.
Tactique:
Dans la continuité du match amical et de la tactique sans Zidane, Domenech a reconduit le 4-4-2 avec deux milieux excentrés que sont Henry et Saha.
Et ça a marché, aidé par la faible rigueur tactique des adversaires du soir notamment sur les ailes puisque Ribery et Malouda furent très à l'aise et n'ont cessé de provoquer puis déborder... Ainsi, le premier nommé a réalisé deux passes décisives dont la première pour le second nommé.
Performances individuelles:
Coupet: Peu sollicité en première période en raison de l'absence de tir cadré des Géorgiens, il a tout de même réalisé une parade exceptionnel sur un tir en pivot de Demetradze à bout portant. Un tournant dans le match puisqu'il a permis d'éviter aux Géorgiens de réduire le score immédiatement après le 3e but français. Le match contre l'Italie devrait l'obliger à mettre son talent un peu plus en valeur.
Sagnol: Les Géorgiens ne s'aventurant jamais sur son aile, il a pu se montrer plus offensif et démontrer une belle entente avec Ribery. Il ne fut d'ailleurs pas loin de marquer après une frappe sans contrôle excentrée (38e). Plus prudent par la suite, comme ses coéquipiers, il n'a pas tremblé pour maintenir l'écart.
Thuram: Sa première apparition en Bleu depuis la Coupe du Monde, sa nouvelle aventure avec la France débute par une prestation sereine et solide. Pris une seule fois en défaut sur un centre, Arveladze le devançant avec une tête plongeante, sans danger.
Gallas: A l'inverse de Thuram, le nouveau Gunner s'est porté souvent vers l'avant que ce soit sur coup de pied arrêté ou par des pénétrations dans l'axe. Il ne fut d'ailleurs pas loin de marquer un but superbe après une chevauchée solitaire.
Abidal: Il a reçu beaucoup de coups, ce qui l'a freiné dans ses montées offensives pour épauler Malouda. Défensivement, il s'est montré infranchissable.
Makelele: S'il ne voulait pas revenir en Equipe de France, il ne l'a pas montré sur le terrain, en récupérant et organisant facilement le jeu de son équipe. Légèrement touché à la cheville, il fut remplacé par Mavuba (58e), son successeur annoncé qui a effectué une bonne rentrée dans un match facile pour un remplaçant.
Vieira: Du grand Vieira. Il a incarné la nette supériorité technique française par rapport à ses adversaires, en perdant très peu de ballons et en venant régulièrement soutenir ses attaquants. Il a d'ailleurs marqué (45e) suite à un coup franc d'Henry mais le but a été refusé pour un hors jeu qui ne sera jamais éclairci.
Ribéry: Après un début difficile, le Marseillais a vite repris le dessus en étant double passeur décisif, en étant un poison constant sur son flanc droit. Il a construit le jeu plutot avec une réussite malgré encore un peu de déchêts. Il s'est encore beaucoup dépensé en première mi-temps et s'est fait plus discret à 3-0. Remplacé par Govou (69e), peu inspiré.
Malouda: Auteur d'un énorme début de saison avec Lyon, il reste sur le même tempo avec les Bleus, signant notamment un but en forme de boulet de canon dès la 7e minute. Comme Ribery à droite, il a posé énormément de problèmes à la défense géorgienne. Son entente avec Henry se fait de plus en plus précise.
Henry: Tantôt dans l'axe, tantôt à gauche, Henry a beaucoup tenté aujourd'hui. Efficace dans le jeu, il n'a cependant pas eu d'occasions de but, une déception pour lui mais qui ne constitue pas un motif d'inquiétude.
Saha: Déjà à son avantage en Bosnie il y a deux semaines, le Mancunien a réalisé une très belle prestation, à l'aise techniquement, il fut aussi précieux dans le jeu où son déchêt est très rare. Récompensé par un but (17e) qui a rapidement scellé le succès français, il fut remplacé en fin de match par Wiltord (86e)
