Dans une excellente ambiance au Stade de France, les Bleus ont regoûté à un petit parfum de Coupe du Monde en signant une victoire de prestige, avec une manière rarement atteinte ces derniers temps, face à son vainqueur aux tirs aux buts en finale de Coupe du Monde. Un succès 3-1 qui place idéalement les Tricolores dans leur groupe de qualification pour l'Euro 2008, après deux matchs disputés.


Première mi-temps
France-Italie est le sommet des éliminatoires de l'Euro 2008... du moins, à égalité avec.... Italie-France, le match retour qui se disputera dans un an. Seulement deux mois après une finale de Coupe du Monde qui restera dans les mémoires, aussi bien pour son intensité que son fait de match Zidane/Materazzi, les Bleus retrouvaient la Squadra Azurra avec une envie de revanche, devant son public.
Au délà d'une revanche, c'est un véritable récital que les Français ont réalisé ce mercredi soir, sous les yeux d'un public du Stade de France, rarement aussi enthousiaste et brillant.
Et ce récital fut introduit par un début en fanfare, conclu par un but superbe de la surprise du match Sidney Govou, claquant d'une reprise de volée imparable un ballon venu de Gallas lancé par Makelele. Le ralenti montrera que Gallas était hors jeu sur la passe de Makelele... Qu'importe, la conclusion de Govou demeure magnifique et le but validé. On ne joue que la seconde minute.
Loin du début de match prudent que l'on pouvait s'attendre, les Transalpins répliquèrent rapidement, dès la cinquième minute, Pirlo trouve sur coup franc Zambrotta, le néo-barcelonais expédie sa frappe juste au dessus de la lucarne de Coupet qui paraissait battu.
Mais légèrement dominés, les Français repartent de l'avant, et sur l'une des offensives, Malouda déjà buteur de loin contre la Géorgie, tente sa chance des 25m, sa frappe est repoussée par Buffon, vers Henry, démarqué qui s'infiltre et trompe Buffon. Ce dernier est surtout trompé par le contre de Cannavaro sur le tir d'Henry, qui prend à contre-pied le gardien de la Juve.
2-0 au bout de 18minutes contre l'Italie, une avance qui paraissait plus que confortable mais rapidement gâché deux minutes plus tard, par une enième faute de marquage sur coup de pied arrêté. Sur un coup franc de Pirlo, Gilardino, entouré de 5 français, a pourtant tout le loisir de placer sa tête et de mettre le ballon au fond des filets de Coupet. Un but qui ravive les mauvais souvenirs des défenseurs français sur coup de pied arrêté lors de la Coupe du Monde, et surtout en finale contre cette même Italie, qui avait vu Materazzi marqué sur corner, et Toni frappé la barre sur un autre coup de pied de coin.
A moitié morts durant deux minutes, voilà que les champions du monde se relancent et font douter leurs adversaires. A l'image de cette action, huit minutes plus tard, parti d'un festival de Grosso sur le côté gauche, centrant vers Semioli qui pousse Coupet à un arrêt exceptionnel sur sa ligne. Par la suite, le doute s'installera sur l'existence d'un penalty ou pas, Semioli paraissant retenu par Abidal lorsque Coupet repousse la tentative de l'italien et remet le ballon en jeu. Ce sera libre d'interprétation, en tout cas, l'arbitre ne bronche pas.
Les Bleus laissent passer l'orage et essuient leurs sueurs froides en repartant de plus belle. Avec un jeu rapide et précis, les Français séduisent et bousculent les Italiens, les repoussant pendant de longues séquences, à défendre la cage de Buffon. A court physiquement, les champions du monde tiennent tactiquement malgré les exploits techniques de Sagnol, de Vieira ou surtout d'un Ribery, exceptionnel.. dans un rôle de milieu offensif axial... ça ne vous rappelle personne?
Après une mi-temps très engagée et d'un jeu très séduisant, la fin de la première rencontre baisse d'intensité fort logiquement, les deux formations paraissant émoussés avec des Italiens probablement peu mécontents de pouvoir se ressourcer qu'avec un but de retard, après avoir été dominé techniquement et tactiquement par les vice-champions du monde.
Seconde mi-temps
Le début de la seconde période est à l'image de la fin de la première, les Bleus monopolisent le ballon et pressent la défense italienne. Puis Govou surgit, une nouvelle fois, et refait basculer la rencontre. En effet, c'est sur un excellent centre de Sagnol que Govou s'impose de la tête devant Cannavaro (58e). 3-1, les Italiens ne s'en releveront pas cette fois. Ils frôleront même l'humiliation en évitant de peu un nouveau but français, les Bleus bénéficiant de beaucoup d'espace en contre, et ne concrétisant pas leurs opportunités. Govou frôlant même le triplé en envoyant le ballon à quelques millimètres du poteau droit de Buffon (68e) après un service d'Henry. Quelques minutes plus tard, c'est Ribery qui n'est pas loin de corser l'addition mais sa frappe rase le montant gauche du portier italien.
Les Italiens releveront la tête dans le dernier quart d'heure... Sur un nouveau coup franc, la défense française se fait surprendre par Cannavaro qui oblige Coupet à une détente décisive pour sortir le ballon en corner. Quelques minutes auparavant, Coupet avait accroché Gilardino dans la surface, l'italien cherchant le penalty alors qu'il n'avait pas cherché à contourner le gardien vu sa conduite de balle. Cette fois, l'arbitre ne suscitera pas de doutes possibles sur sa non-décision de siffler penalty, au contraire c'est Gilardino qui récolte un carton jaune.
Le match est finalement assuré aux français qui se contentent de gérer sous les "olé" de la foule, suivi de "mais ils sont où les italiens?" et une Marseillaise. On avait rarement vu le Stade de France aussi euphorique. Coupet parachève le succès bleu en réalisant un nouvel arrêt exceptionnel, reprenant ses appuis pour stopper un lob contré d'Inzaghi qui filait droit au but.
Les Italiens repartent avec une nouvelle contre-performance après avoir été tenu en échec à Naples par la Lituanie (1-1), Donadoni aura un retour difficile au pays car certains de ses choix devraient être contestés, le manque de compétition n'excusant pas la large demonstration tricolore (bleu blanc rouge, pas verte blanc rouge).
Une bien belle soirée, une bien belle victoire... La France va-t'elle finalement se passer d'une période de transition post-Zidane? Il semblerait bien, tant le jeu proposé fut flamboyant.
Tactique:
Domenech surprend son monde, alors que l'on s'attendait au même 4-4-2 qui a vaincu la Géorgie, le sélectionneur français choisit de laisser Saha sur le banc pour le remplacer par Govou. Un attaquant pour un milieu droit, Ribery se décale donc vers le centre, derrière un Henry, seul en pointe. Un 4-2-3-1 que l'on croyait existé en France que pour Zidane. Ribery verra donc la comparaison Zidane-Ribery croître encore un peu plus vu son positionnement similaire à l'ancien dieu vivant français.
Cette tactique a parfaitement bien fonctionné, avec un Ribery davantage électron libre que meneur, un jeu français que l'on a rarement vu aussi rapide et précis, mettant systématiquement la base défensive adverse sous pression. Les défenseurs latéraux ont profité de la domination française sur les ailes pour apporter le surnombre et permettre à Malouda ou Govou de porter davantage le danger. Sans oublier sur le désormais habituel énorme travail de récupération de la paire Makelele-Vieira. Défensivement, le marquage sur coup de pied arrêté laisse toujours à désirer.
Côté italien, Donadoni fait le choix inverse en optant pour un 4-4-2 avec une paire Gilardino-Cassano en pointe, Perrota et Semioli en ailiers offensifs. Les champions du monde étaient privés hier soir de Totti, Del Piero, Materazzi, Nesta ou encore Camoranesi.
Semioli et Perrota ont été très peu influents sur le jeu, leur replacement défensif très lent. C'est Zambrotta et Grosso, les défenseurs latéraux qui ont été les plus dangereux. Défensivement, la force italienne en temps normal, ce fut solide mais sans donner une impression de sérénité extrême. Les trois buts français et les occasions qui ont suivi le démontrent.
Les joueurs:
Coupet: Cette fois, Barthez ne s'en relevera pas, même en retrouvant un club, on voit mal comment il pourrait de nouveau pousser le gardien lyonnais à la dépression tant Coupet a réalisé des arrêts exceptionnels. Trahi par sa défense sur le but de Gilardino, il a ensuite sauvé son équipe devant Semioli (28e), Gilardino (70e), Cannavaro (80e) ou encore Inzaghi (89e). Il a été meilleur que le gardien supposé n°1 au monde, Buffon. Un signe?
Sagnol: Passeur sur le deuxième but de Govou, il fut aussi animateur sur son couloir, très libre en raison de l'inefficacité de Perrota. Enrhumé par Grosso (28e), Sagnol n'a plus laissé personne s'infiltrer dans son couloir.
Thuram: De nombreuses interceptions et de duels gagnés. Son entente avec Gallas ne fut pas la meilleure, ce qui a causé quelques frayeurs, sans pour autant inquiéter davantage.
Gallas: Hors jeu mais passeur sur le premier but de Govou (on l'a rarement vu si bien centré du gauche), Gallas a réalisé un match plus discret que Thuram mais tout aussi efficace.
Abidal: Assez tranquille dans son couloir, Semioli ne l'a jamais passé mais a failli obtenir un penalty en étant accroché dans la surface par le lyonnais. La présence d'Henry sur la gauche et la polyvalence de Malouda ont rendu ses montées assez rares mais a néanmoins démontré une très belle qualité de passe et de relance, qui ont idéalement lancé les offensives françaises.
Makelele: Partira? Partira pas? Makelele a de nouveau brillé par son orientation du jeu et son sens de la récupération.
Vieira: Encore du grand Vieira, énorme à la récupération où il a multiplié les interventions propres dans les pieds italiens, il a également montré ses qualités techniques, déjà aperçus contre la Géorgie. Rares sont les milieux défensifs techniques, sans trop de déchets, la France en a un et c'est son capitaine. Beaucoup trop de fautes en revanche, mais aucun carton.
Ribery: Extraterrestre, il s'est balladé de droite à gauche, de l'avant jusqu'à épauler ses coéquipiers en défense, il fut partout. Situé pour la première fois dans une position zidanesque, il n'a pas déçu et a réalisé son meilleur match en Bleu. Même au milieu de 4 italiens, il s'en sortait avec grande classe. La France dispose d'un vrai joueur de classe mondiale (ce 'nest pas le seul mais c'est la révélation). Remplacé par Saha, qui n'a pas eu le temps de confirmer ses belles prestations en Bosnie et en Géorgie.
Malouda: Son entente avec Henry semble parfaite, il n'hésite pas à interchanger son poste avec le Gunner. Impliqué sur le but de ce dernier en poussant Buffon à un arrêt catastrophe permettant à Henry de conclure. Il a gagné en standing depuis le départ de Zidane.
Govou: La surprise du chef. Très critiqué, et sans avoir disputé une seconde de compétition avec l'OL, Govou a réalisé le match de sa vie en battant l'Italie quasiment à lui seul et ses deux coups de génie. Plein d'opportunisme, il a par ailleurs démontré sa qualité balle au pied, et son apport défensif non négligeable. Remplacé par Wiltord sous l'ovation en fin de match.
Henry: Seul en pointe, il a pourtant beaucoup décrocher sur la gauche comme il aime le faire. Buteur opportuniste, en profitant du contre de Cannavaro, il a beaucoup usé les défenseurs par sa pointe de vitesse, Zambrotta en a d'ailleurs beaucoup souffert lorsque le Gunner était à gauche.


Première mi-temps
France-Italie est le sommet des éliminatoires de l'Euro 2008... du moins, à égalité avec.... Italie-France, le match retour qui se disputera dans un an. Seulement deux mois après une finale de Coupe du Monde qui restera dans les mémoires, aussi bien pour son intensité que son fait de match Zidane/Materazzi, les Bleus retrouvaient la Squadra Azurra avec une envie de revanche, devant son public.
Au délà d'une revanche, c'est un véritable récital que les Français ont réalisé ce mercredi soir, sous les yeux d'un public du Stade de France, rarement aussi enthousiaste et brillant.
Et ce récital fut introduit par un début en fanfare, conclu par un but superbe de la surprise du match Sidney Govou, claquant d'une reprise de volée imparable un ballon venu de Gallas lancé par Makelele. Le ralenti montrera que Gallas était hors jeu sur la passe de Makelele... Qu'importe, la conclusion de Govou demeure magnifique et le but validé. On ne joue que la seconde minute.
Loin du début de match prudent que l'on pouvait s'attendre, les Transalpins répliquèrent rapidement, dès la cinquième minute, Pirlo trouve sur coup franc Zambrotta, le néo-barcelonais expédie sa frappe juste au dessus de la lucarne de Coupet qui paraissait battu.
Mais légèrement dominés, les Français repartent de l'avant, et sur l'une des offensives, Malouda déjà buteur de loin contre la Géorgie, tente sa chance des 25m, sa frappe est repoussée par Buffon, vers Henry, démarqué qui s'infiltre et trompe Buffon. Ce dernier est surtout trompé par le contre de Cannavaro sur le tir d'Henry, qui prend à contre-pied le gardien de la Juve.
2-0 au bout de 18minutes contre l'Italie, une avance qui paraissait plus que confortable mais rapidement gâché deux minutes plus tard, par une enième faute de marquage sur coup de pied arrêté. Sur un coup franc de Pirlo, Gilardino, entouré de 5 français, a pourtant tout le loisir de placer sa tête et de mettre le ballon au fond des filets de Coupet. Un but qui ravive les mauvais souvenirs des défenseurs français sur coup de pied arrêté lors de la Coupe du Monde, et surtout en finale contre cette même Italie, qui avait vu Materazzi marqué sur corner, et Toni frappé la barre sur un autre coup de pied de coin.
A moitié morts durant deux minutes, voilà que les champions du monde se relancent et font douter leurs adversaires. A l'image de cette action, huit minutes plus tard, parti d'un festival de Grosso sur le côté gauche, centrant vers Semioli qui pousse Coupet à un arrêt exceptionnel sur sa ligne. Par la suite, le doute s'installera sur l'existence d'un penalty ou pas, Semioli paraissant retenu par Abidal lorsque Coupet repousse la tentative de l'italien et remet le ballon en jeu. Ce sera libre d'interprétation, en tout cas, l'arbitre ne bronche pas.
Les Bleus laissent passer l'orage et essuient leurs sueurs froides en repartant de plus belle. Avec un jeu rapide et précis, les Français séduisent et bousculent les Italiens, les repoussant pendant de longues séquences, à défendre la cage de Buffon. A court physiquement, les champions du monde tiennent tactiquement malgré les exploits techniques de Sagnol, de Vieira ou surtout d'un Ribery, exceptionnel.. dans un rôle de milieu offensif axial... ça ne vous rappelle personne?
Après une mi-temps très engagée et d'un jeu très séduisant, la fin de la première rencontre baisse d'intensité fort logiquement, les deux formations paraissant émoussés avec des Italiens probablement peu mécontents de pouvoir se ressourcer qu'avec un but de retard, après avoir été dominé techniquement et tactiquement par les vice-champions du monde.
Seconde mi-temps
Le début de la seconde période est à l'image de la fin de la première, les Bleus monopolisent le ballon et pressent la défense italienne. Puis Govou surgit, une nouvelle fois, et refait basculer la rencontre. En effet, c'est sur un excellent centre de Sagnol que Govou s'impose de la tête devant Cannavaro (58e). 3-1, les Italiens ne s'en releveront pas cette fois. Ils frôleront même l'humiliation en évitant de peu un nouveau but français, les Bleus bénéficiant de beaucoup d'espace en contre, et ne concrétisant pas leurs opportunités. Govou frôlant même le triplé en envoyant le ballon à quelques millimètres du poteau droit de Buffon (68e) après un service d'Henry. Quelques minutes plus tard, c'est Ribery qui n'est pas loin de corser l'addition mais sa frappe rase le montant gauche du portier italien.
Les Italiens releveront la tête dans le dernier quart d'heure... Sur un nouveau coup franc, la défense française se fait surprendre par Cannavaro qui oblige Coupet à une détente décisive pour sortir le ballon en corner. Quelques minutes auparavant, Coupet avait accroché Gilardino dans la surface, l'italien cherchant le penalty alors qu'il n'avait pas cherché à contourner le gardien vu sa conduite de balle. Cette fois, l'arbitre ne suscitera pas de doutes possibles sur sa non-décision de siffler penalty, au contraire c'est Gilardino qui récolte un carton jaune.
Le match est finalement assuré aux français qui se contentent de gérer sous les "olé" de la foule, suivi de "mais ils sont où les italiens?" et une Marseillaise. On avait rarement vu le Stade de France aussi euphorique. Coupet parachève le succès bleu en réalisant un nouvel arrêt exceptionnel, reprenant ses appuis pour stopper un lob contré d'Inzaghi qui filait droit au but.
Les Italiens repartent avec une nouvelle contre-performance après avoir été tenu en échec à Naples par la Lituanie (1-1), Donadoni aura un retour difficile au pays car certains de ses choix devraient être contestés, le manque de compétition n'excusant pas la large demonstration tricolore (bleu blanc rouge, pas verte blanc rouge).
Une bien belle soirée, une bien belle victoire... La France va-t'elle finalement se passer d'une période de transition post-Zidane? Il semblerait bien, tant le jeu proposé fut flamboyant.
Tactique:
Domenech surprend son monde, alors que l'on s'attendait au même 4-4-2 qui a vaincu la Géorgie, le sélectionneur français choisit de laisser Saha sur le banc pour le remplacer par Govou. Un attaquant pour un milieu droit, Ribery se décale donc vers le centre, derrière un Henry, seul en pointe. Un 4-2-3-1 que l'on croyait existé en France que pour Zidane. Ribery verra donc la comparaison Zidane-Ribery croître encore un peu plus vu son positionnement similaire à l'ancien dieu vivant français.
Cette tactique a parfaitement bien fonctionné, avec un Ribery davantage électron libre que meneur, un jeu français que l'on a rarement vu aussi rapide et précis, mettant systématiquement la base défensive adverse sous pression. Les défenseurs latéraux ont profité de la domination française sur les ailes pour apporter le surnombre et permettre à Malouda ou Govou de porter davantage le danger. Sans oublier sur le désormais habituel énorme travail de récupération de la paire Makelele-Vieira. Défensivement, le marquage sur coup de pied arrêté laisse toujours à désirer.
Côté italien, Donadoni fait le choix inverse en optant pour un 4-4-2 avec une paire Gilardino-Cassano en pointe, Perrota et Semioli en ailiers offensifs. Les champions du monde étaient privés hier soir de Totti, Del Piero, Materazzi, Nesta ou encore Camoranesi.
Semioli et Perrota ont été très peu influents sur le jeu, leur replacement défensif très lent. C'est Zambrotta et Grosso, les défenseurs latéraux qui ont été les plus dangereux. Défensivement, la force italienne en temps normal, ce fut solide mais sans donner une impression de sérénité extrême. Les trois buts français et les occasions qui ont suivi le démontrent.
Les joueurs:
Coupet: Cette fois, Barthez ne s'en relevera pas, même en retrouvant un club, on voit mal comment il pourrait de nouveau pousser le gardien lyonnais à la dépression tant Coupet a réalisé des arrêts exceptionnels. Trahi par sa défense sur le but de Gilardino, il a ensuite sauvé son équipe devant Semioli (28e), Gilardino (70e), Cannavaro (80e) ou encore Inzaghi (89e). Il a été meilleur que le gardien supposé n°1 au monde, Buffon. Un signe?
Sagnol: Passeur sur le deuxième but de Govou, il fut aussi animateur sur son couloir, très libre en raison de l'inefficacité de Perrota. Enrhumé par Grosso (28e), Sagnol n'a plus laissé personne s'infiltrer dans son couloir.
Thuram: De nombreuses interceptions et de duels gagnés. Son entente avec Gallas ne fut pas la meilleure, ce qui a causé quelques frayeurs, sans pour autant inquiéter davantage.
Gallas: Hors jeu mais passeur sur le premier but de Govou (on l'a rarement vu si bien centré du gauche), Gallas a réalisé un match plus discret que Thuram mais tout aussi efficace.
Abidal: Assez tranquille dans son couloir, Semioli ne l'a jamais passé mais a failli obtenir un penalty en étant accroché dans la surface par le lyonnais. La présence d'Henry sur la gauche et la polyvalence de Malouda ont rendu ses montées assez rares mais a néanmoins démontré une très belle qualité de passe et de relance, qui ont idéalement lancé les offensives françaises.
Makelele: Partira? Partira pas? Makelele a de nouveau brillé par son orientation du jeu et son sens de la récupération.
Vieira: Encore du grand Vieira, énorme à la récupération où il a multiplié les interventions propres dans les pieds italiens, il a également montré ses qualités techniques, déjà aperçus contre la Géorgie. Rares sont les milieux défensifs techniques, sans trop de déchets, la France en a un et c'est son capitaine. Beaucoup trop de fautes en revanche, mais aucun carton.
Ribery: Extraterrestre, il s'est balladé de droite à gauche, de l'avant jusqu'à épauler ses coéquipiers en défense, il fut partout. Situé pour la première fois dans une position zidanesque, il n'a pas déçu et a réalisé son meilleur match en Bleu. Même au milieu de 4 italiens, il s'en sortait avec grande classe. La France dispose d'un vrai joueur de classe mondiale (ce 'nest pas le seul mais c'est la révélation). Remplacé par Saha, qui n'a pas eu le temps de confirmer ses belles prestations en Bosnie et en Géorgie.
Malouda: Son entente avec Henry semble parfaite, il n'hésite pas à interchanger son poste avec le Gunner. Impliqué sur le but de ce dernier en poussant Buffon à un arrêt catastrophe permettant à Henry de conclure. Il a gagné en standing depuis le départ de Zidane.
Govou: La surprise du chef. Très critiqué, et sans avoir disputé une seconde de compétition avec l'OL, Govou a réalisé le match de sa vie en battant l'Italie quasiment à lui seul et ses deux coups de génie. Plein d'opportunisme, il a par ailleurs démontré sa qualité balle au pied, et son apport défensif non négligeable. Remplacé par Wiltord sous l'ovation en fin de match.
Henry: Seul en pointe, il a pourtant beaucoup décrocher sur la gauche comme il aime le faire. Buteur opportuniste, en profitant du contre de Cannavaro, il a beaucoup usé les défenseurs par sa pointe de vitesse, Zambrotta en a d'ailleurs beaucoup souffert lorsque le Gunner était à gauche.